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D'intenses recherches se poursuivent actuellement pour tenter de saisir les différentes chronologies de développement des êtres et des espèces, notamment les chronologies qui conduisent à des pathologies.
Empruntons le langage des scientifiques :
"... les altérations de la chronologie et de la vitesse du développement constituent une mécanique efficace du changement morphologique... " (rappelons que ces altérations, les hétérochronies, concernent de multiples caractères : le début de formation, le taux de croissance, la taille, les formes, ...).
Parmi ces hétérochronies citons :
- l'accélération de la division cellulaire qui conduit à ce que le potentiel cellulaire de certains enfants s’épuise avant que s'achève leur croissance, une hétérochronie reconnue par les scientifiques, comme résultant d'une défaillance génétique, la Progeria,
- les maturités sexuelles précoces qui s'accompagnent d'un arrêt de la croissance et peuvent même affecter la descendance.
Or, que présupposent, quant aux causes primordiales, de telles altérations ?
Croyez-vous que ces hétérochronies sont simplement, comme l'expriment les spécialistes :
"représentatives du déplacement d'un évènement ontogénétique le long de l'axe du temps ou le fait d'une période ontogénétique plus ou moins précoce due à la vitesse de déroulement de certains processus biologiques." ?
Bien évidemment non, ces hétérochronies ne résultent pas de fractionnements, au petit bonheur la chance, d'un temps qui s'écoule.
Malgré leur caractère pathologique, elles nécessitent aussi la prise en compte permanente de myriades de durées afin que les organisations de processus à effet biologique et de processus à effet comportemental, voire à effet mortifère, dont sont porteurs l'ADN et l'ARN, soient inscrites dans des chronologies rigoureuses.
Qu’en est-il de l’entité créatrice qui à charge de tels processus, sachant que celle-ci en juge dans le moment présent c'est à dire dans un moment qui, mystérieusement, n'a pas de durée puisque sa seule évocation en fait un temps passé ?
Dès lors,
ce constant moment présent sans durée, qui nous accompagne de la naissance à la mort, n'est-il pas représentatif de l'éternité ?
Nous en sommes convaincus.
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