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De récentes expériences montrent que l'homme totalement privé de repères lumineux durant de longues périodes (par exemple, totalement isolé dans une caverne), perd la juste appréciation des durées.
Méditons quelque peu sur ce fait riche d'enseignements.
Selon les biologistes, les rythmes biologiques sont ponctués par des structures moléculaires spécifiques, à la manière d'horloges (hypothèse notamment vérifiée par l'étude du champignon Neurospora, de la souris et du hamster).
En vérité, les rythmes biologiques ne sont pas ponctués par des structures moléculaires mais à l'aide de ces structures.
Rappelons-le à nouveau, une molécule n'est qu'un "outil" ; quelle qu'elle soit, de par sa seule nature physique, une structure moléculaire ne peut pas reconnaître, juger, choisir, ..., in fine : décider et agir.
Néanmoins, comment ces horloges biologiques qui ne sont que des ensembles de particules élémentaires qui s'entre - échangent constamment, peuvent-elles remplir ce rôle ?,
comment de telles horloges, apparemment autonomes, et dont les battements (les oscillations) sont sensibles aux températures, aux éclairements, aux odeurs, ..., permettent-elles d'apprécier, sans anicroche et sans la moindre erreur, des intervalles qui ne sont pas de l'espace ?
Qui appréhende ces battements, plus exactement ces oscillations, et les utilise afin d'intégrer le développement de l'individu et des espèces, dans des chronologies cohérentes, si ce n'est une même entité créatrice, d'ordre transcendant, omniprésente et impliquée à chaque niveau structurel du phénomène de la vie.
Ces problématiques sont toujours d’actualité d’autant plus que les biologistes en sont encore à d’archaïques compréhensions du temps qui les conduisent à d’incroyables acrobaties intellectuelles :
"…l’accumulation des mutations dans une même famille de protéines se produit dans des organismes très différents au rythme du temps astronomique et non pas au rythme des générations.",
acrobaties sous le couvert de discours, osons le dire fumeux, :
"Il n’y a pas d’autres façons d’interpréter l’existence d’horloges moléculaires qu’en supposant qu’un facteur encore totalement inconnu coordonne les mutations génétiques dans le long terme. Et ce facteur, à l’échelle de l’évolution, est bien plus influant que les facteurs darwiniens de mutation au hasard et de sélection naturelle.".
Comme si des facteurs pouvaient reconnaître, juger, … décider et agir,
comme s’il pouvait y avoir plusieurs temps ; il y a de multiples actualisations du temps, ce qui est fort différent !
D'autres indications précieuses concernant l'"appréciation" et l'"utilisation" des durées associées aux processus biologiques, nous sont fournies par les expériences sur les stimulus, en particulier, par les observations de Benjamin Libet (1916 - 2007).
Selon ce chercheur, quelque 500 milli secondes sont nécessaires pour que les stimulations du cortex accèdent à (émergent de) l'état de conscience.
et dans le cas d'un mouvement volontaire : les activités cérébrales correspondantes précèdent l'action.
En outre, les laps de temps qui permettent de structurer la réactivité des mécanismes cérébraux sont en partie neutralisés puisque nous avons toujours l'impression de ressentir un stimulus dès qu'il se produit.
En partie neutralisés certes, mais par quel opérateur ?!
Bien évidemment, l'homme ne sait juger que des durées accédant à son entendement conscient.
Mais alors,
qui juge et utilise les laps de temps impérieusement nécessaires à l'activité des cellules ?,
qui juge et utilise les laps de temps qui demeurent associés aux comportements des particules, des atomes et des molécules ?
Les lois universelles ?
Certainement pas, soyons sérieux, les lois, même universelles, ne peuvent pas reconnaître, juger, choisir, ...
Considérons, par exemple, les expériences (1982) qui conduites par Alain Aspect et son équipe de physiciens, concernent le comportement des photons.
Pour ces chercheurs, il s'agissait notamment de confirmer les observations faites par Einstein, Podolsky et Rosen (connues sous le nom d'"expérience E.P.R.".- 1935).
Bref rappel.
Einstein - Podolsky - Rosen, s'appuyant sur le fait que divers axes de rotation des électrons existent à l'état potentiel, montrèrent que dans un couple d'électrons tournant en sens inverse c'est à dire dans un couple d'électrons manifestant une résultante de rotation nulle,
lorsque l'un des deux est éloigné, et que l'on détermine sur l'autre, un nouvel axe de rotation, l'"éloigné" réagit instantanément de manière à ce que la résultante de rotation redevienne nulle.
Quant à l'équipe d'Aspect, elle réussit à "conduire" en état d'indépendance spatiale des photons jumeaux (émis simultanément d'une même source),
et constata que malgré le très grand intervalle séparant ces photons (très grand si l'on se réfère aux dimensions des particules), ceux-ci manifestent, simultanément, des réactivités semblables.
En d'autres termes, ces physiciens montrèrent que la séparation des particules par des entre-deux spatiaux importants ne les rend pas autonomes.
A vrai dire, compte tenu de la complexité de tels processus et de leurs difficultés d'interprétation, il est impossible de savoir si ces expériences mettent en évidence le "réalisme" (l'existence) d’"interaction quantiques" ou l'émergence simultanée (instantanée) d'évènements quantiques.
Néanmoins, le principe de la localité cher à Einstein, selon lequel l’action fantôme à distance ne peut être acceptée par un esprit raisonnable, est mis en défaut ; il existe des faits quantiques indépendants du temps.
Sans nul doute donc, le niveau le plus élémentaire du réel, le niveau quantique, porte témoignage de l'instantanéité, de l’intemporalité, de l’éternité !
En conséquence, ne faut-il pas qu'une entité créatrice, "maître du temps et du sens", soit omniprésente à ce niveau ?
Les physiciens parlent également des caractères du photon (sa réactivité, sa sensibilité à l'environnement, son enracinement quantique) comme s'étendant par le biais de l'onde électromagnétique qui lui est associée, au sein d'un très vaste champ relationnel.
Que pouvons-nous dire de ce champ relationnel quantique qui contiendrait aussi de mystérieuses variables cachées ?
Selon nous, il permet des activités d’ordre transcendant, inaccessibles par l'expérimentation.
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