|
Page 4 sur 7
D’autres durées (laps de temps) interpellent tout autant.
Considérons les muons, ces particules qui disparaissent quelques deux millionièmes de seconde après avoir émergé.
Comment comprendre que ceux qui naissent de la collision de rayons cosmiques avec certains atomes évoluant dans la haute atmosphère terrestre, mettent, selon les calculs, environ une minute pour arriver sur terre où ils sont effectivement détectés, alors qu’ils sont censés ne plus exister ?
Arguant des équations de Lorentz, les scientifiques vous expliqueront aisément pourquoi dans ce cas, selon notre temps les muons vivent plus d’une minute, alors que selon leur propre temps ils disparaissent au bout de quelque deux millionièmes de seconde.
Ils vous expliqueront aussi, pourquoi, en regard d’une même période terrestre, l’individu qui demeure sur terre, théoriquement, vieillit davantage que s’il était parti dans l’espace à bord d’une fusée, pour revenir ensuite sur cette même terre.
Or ces déductions s’appuient sur des formalisations du temps par le biais de compositions géométriques de ses vecteurs (rappelons que "dans l’espace-temps" la formalisation des évènements est vectorielle, c'est à dire relève de la géométrie),
et donc, en réalité, l’homme demeuré sur terre n’aura pas davantage vieilli que s’il avait fait un aller-retour dans le cosmos et connu des accélérations et des décélérations.
Il en est d’ailleurs de même pour la perception des duréestransmises par les photons, ces vecteurs universels du "sens". Par exemple, imaginons un astrophysicien qui, très éloigné du soleil et se déplaçant à la même vitesse que lui, observe les clignotements de deux émetteurs de lumière pilotés par deux horloges rigoureusement identiques, l’un situé sur cet astre, l’autre sur la terre.
Les intervalles entre les clignotements provenant de la terre lui paraîtront plus longs que ceux émanant du soleil bien que les deux émetteurs clignotent simultanément.
Exprimé par les scientifiques, l’horloge située sur terre marcherait plus lentement que celle posée sur le soleil en raison de la vitesse relative de la terre par rapport au soleil.
Ces faits traduisent donc une contrainte inexorable :
l’appréhension des durées demeurera, à jamais, de caractère relatif car, bien évidemment, il n’existe pas de temps singuliers, un pour les particules (en l’occurrence pour les muons), un pour les terriens que nous sommes, un pour les astronautes, un pour les cellules, etc., etc.
Ainsi, gardons-nous du caractère réducteur des explications scientifiques qui concernent le temps, elles masquent sa nature.
Le temps, en effet, est une potentialité, ipso facto d’ordre transcendant, qui permet d’intégrer la dynamique universelle dans des chronologies rigoureuses,
une potentialité disponible en tout point de l’univers, que nous pouvons parfois formaliser.
L’essence du temps, sa nature, est donc la même, que ce soit le temps correspondant aux durées,
- symbolisées par les scientifiques,
- qui permettent de coordonner les évolutions de l'univers,
- reconnues par les neurobiologistes et dites psychologiques,
ce qui conduit à poser les incontournables problématiques toujours ignorées :
puisque les perceptions et les quantifications des durées sont de caractère relatif, comment se peut-il qu’en tout être et à chaque niveau structurel de celui-ci, le temps soit utilisé de manière cohérente ?,
ne faut-il pas que tous les êtres soient animés par une même entité créatrice, se singularisant en chacun d’eux et utilisant un système universel de valeur ?
En conséquence, l’utilisation du temps, plus exactement, la prise en compte de durées n’est pas l’apanage de l’humain.
Mais alors, les "repères temporels" et les "repères spatiaux" ne peuvent-ils être dissociés et considérés séparément que chez les individus dotés d’un état de conscience ?
Qu’en est-il au niveau quantique qui fonde notre intériorité ?
Qui jamais répondra ?!
*
|