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Sens - Communication - Information - langage des êtres
Pourquoi les mots diversement rangés font-ils "sens" divers, s’interrogeait Pascal, sans avoir jamais répondu ? Que pouvons-nous dire des langages qui permettent aux êtres de jouer leur rôle, voire, d’assumer leur destin ?
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Considérons tout d’abord, les moyens de reconnaissance utilisés par les fourmis, moyens souvent évoqués par les sociologues.
Nous savons par exemple que lorsque des cheminements divers conduisent à une source de nourriture, très rapidement les fourmis privilégient l'une de ces voies,
la voie privilégiée étant celle qui demeure marquée par le plus grand nombre de molécules olfactives secrétées par ces insectes.
Selon les discours actuels des scientifiques, ce fait relèverait de pouvoirs dévolus aux gènes, et ces molécules olfactives participeraient d'une soi disant "compétitivité de l'information".
Nous devons être rigoureux.
S'il y a "compétitivité de l'information" celle-ci présuppose des vecteurs du sens, et donc l'implication d'une entité créatrice capable d’en reconnaître et d’en juger les caractéristiques.
En effet, une molécule olfactive ne peut être efficiente (active) sans qu'il y ait interprétation permanente des caractéristiques des ondes électromagnétiques, vecteurs du sens, associées aux particules et aux atomes qui la constituent.
Plus précisément, les fourmis, de par leur seul état biophysique, sont incapables de reconnaître un chemin (et leurs compagnes) ; ils est nécessaire qu'une même entité opératrice, maître du "sens" et singularisée en chacune d'entre elles, juge les fréquences et les amplitudes des ondes électromagnétiques associées aux molécules olfactives,
et ce, en utilisant un système universel de repères de valeur.
Quant aux abeilles, elles sont capables de signifier et de transmettre la "situation" des zones de nourriture par le biais de danses.
Ainsi, plus ces zones sont proches de la ruche plus la danse est frénétique, tandis que l'angle fait par l'axe de la danse avec la verticale, dépend des orientations "ruche - soleil" et " zone de nourriture - soleil".
A eux seuls, ces faits n’attestent-ils pas, avec force,
- le "réalisme" (l’existence) d’un langage qui permet de transmettre l’interprétation de comportements,
- et corrélativement l’existence d’un au-delà singulier : le domaine d’abstraction des insectes, ipso facto, de tous les êtres ?
Sans nul doute.
L'homme, bien évidemment, utilise pour s'exprimer des moyens en rapport avec ses capacités d’abstraction qui d’ailleurs, ne peuvent s’actualiser pleinement que par l'éducation et la prise en compte des expériences du vécu.
L’évolution de son langage depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, est particulièrement significative à cet égard :
le nouveau-né manifeste sa présence par des cris et des gestes simples,
l'enfant emploie des mots et de petites phrases,
l'adolescent, après avoir "digéré" toutes les complexités de sa langue, utilise des phrases élaborées et peut faire des discours, ...,
le savant a recourt à de subtiles et ésotériques formalisations.
Autre précision essentielle, ces divers langages dépendent d’activités biophysiques de quelques organes (mains, gorge, cerveau, ...), ce qui cependant, rappelons-le, ne signifie pas qu'un organe, en particulier le cerveau, est un opérateur qui reconnaît, juge, ..., et décide.
Chez l’homme, nous savons aussi que ces langages concernent des aires cérébrales très spécialisées en constantes interactions (aires de Broca et de Ver, ...,zones traitant des nombres, des sons, des formes, des mouvements, ...),
et qu'ils nécessitent d'incessantes réorganisations des liaisons synaptiques ne serait-ce que pour associer, mixer, rendre matures, ..., les créations mentales que sont les imageries virtuelles, les concepts, les idées, les anticipations, ..., qui demeurent dans le domaine de l'abstraction.
Néanmoins, quelles qu’elles soient, les théories sur le cognitif fondées sur de seuls constats biologiques, butent, buteront toujours, sur l'incontournable problématique rarement, voire jamais évoquée :
qu’en est-il de l'opérateur qui, "par" le biais de mots, de phrases, de formalisations, de directives, ..., signifie ?
Fait tout aussi remarquable, bien que nous sachions signifier de manière consciente, le comment du sens des lettres, des mots, des phrases, ..., nous échappe.
Par exemple, les physiciens développent des formalisations extrêmement ésotériques sans rien savoir des causes primordiales qui leur permettent d’établir des corrélations entre le réel sensible et leurs représentations cérébrales (abstraites, virtuelles) des phénomènes.
Il existe donc des entendements intériorisés qui n’émergent pas de l’état de conscience et l'"entendement conscient du sens" ne découle pas du seul usage de règles et de pratiques.
John Searle a d’ailleurs longuement débattu de ces problématiques sans apporter de réponse crédible ; selon lui (et pour la majorité des philosophes actuels) :
"Il y a des processus neurophysiologiques bruts et aveugles, et il y a la conscience, mais il n'y a rien d'autre".
Dès lors, ne soyons pas étonnés que fleurissent des expressions floues, voire fumeuses, du style :
"la compréhension se manifeste par quelque chose comme la transparence des règles",
"comme relevant d'un guidage inconscient",
"on comprend une théorie physique quand une interprétation compatible avec sa structure mathématique autorise à tenir cette dernière pour un simple moyen de passer au-delà d'elle".
Or, et répétons-nous, :
il ne peut y avoir transfert et mémorisation du "sens" sans interprétation des caractéristiques des ondes électromagnétiques inéluctablement associées à ses vecteurs et à ses mémoires,
interprétation innée, ou innée et consciente, effectuée dans le cadre d’un système universel de repères de valeur.
Qui interprète ?
La conscience en tant qu’opérateur ?
Evidemment non, soyons sérieux !
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