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Voici d'autres exemples, parmi des multitudes, qui montrent le réalisme (l’existence) d'organisations de processus et d’informations biologiques, et donc, qui attestent d’un langage commun à l’ensemble du phénomène de la vie :
* Bien évidemment, le code génétique.
"Aujourd’hui, tous les organismes vivants sont faits d’une ou plusieurs cellules, entourées de membranes construites avec des bicouches phospholipidiques. Tous utilisent l’ADN comme dépositaire réplicable d’informations génétiques, expriment cette information par transcription de l’ADN en ARN et traduisent l’ARN en protéines par les mêmes mécanismes, y compris, à part de rares exceptions relativement récentes, par le même code génétique. Tous font appel aux mêmes phénomènes d’appariement de base pour leurs transmissions d’informations. Tous effectuent le même genre de réactions métaboliques complexes construites autour d’un noyau commun et catalysées par des enzymes protéiques de grande taille, faites le plus souvent de plusieurs centaines d’acides aminés, avec des coenzymes dont plusieurs sont universellement distribués ….",
"L’apparition de l’ARN est représentée comme un évènement charnière qui divise le protométabolisme en un stade pré-ARN, dominé exclusivement par la chimie, et un stade post-ARN, où la sélection s’ajoute à la chimie…." (cf. Singularités - C. de Duve – Nobel).
Cette analyse est certes nécessaire pour comprendre les mécanismes de la vie, néanmoins elle ne peut satisfaire le philosophe et le théologien.
Toute sélection présuppose en effet, des facultés d’ordre transcendant, qui permettent de reconnaître, de juger, … et de choisir,
une nécessité essentielle jamais débattue, voire, toujours ignorés.
D’ailleurs, même s’il est parfois objet de singularités, le code génétique est unanimement reconnu universel, structuré, combinatoire, optimisé au mieux,
autant de caractères qui excluent qu’il soit l’aboutissement de processus accidentels, le produit du hasard tel que celui-ci est communément compris, ou le fruit d’une sélection naturelle.
Considérons par exemple l’optimisation ; bien qu’il y ait redondance d’informations et d'organisations de processus génétiques,
- l’optimisation du code génétique présuppose plus que des sélections : un seul opérateur et un dessein qui selon nous est associé à une nécessité,
- répétons-le à nouveau, il ne peut y avoir informations et organisations de processus sans d’incessantes prises en compte de repères de valeur, notamment temporels.
La réplication génétique s’avère, elle aussi, particulièrement riche d’enseignements lors de quêtes des causes primordiales.
Ainsi, même si la réplication de l’ADN est effectuée de manière semblable à celle de l’ARN, elle atteste d’une recherche de plus de fiabilité.
Selon C. de Duve :
"la réplication de l’ADN est soumise à un contrôle supplémentaire par des enzymes correctrices de telle sorte que la plupart des appariements erronés sont détectés et supprimés ...
Grâce à ce contrôle, la fidélité de réplication de l’ADN dépasse de plusieurs ordres de grandeur celle de l’ARN, atteignant le taux d’erreur fantastiquement bas d’un désoxynucléotide incorrectement inséré sur environ un milliard. " (cf. Singularités).
Dès lors, quid de l’entité créatrice en charge de ce processus ?,
car, bien évidemment, ce ne sont pas des enzymes qui contrôlent ; les enzymes sont des structures moléculaires qui, entre autres, permettent de contrôler, ce qui est fort différent !
Quant aux expressions du phénomène de la vie, si elles sont si diverses et de caractère subordonné dans ce monde de caractère sacrificiel, n’est-ce point en raison d’une nécessité primordiale qui incite à créer, d’une liberté universelle et de contraintes inexorables ?
Pourquoi ne rien dire de ce mystérieux, impérieux et universel besoin de créer ?,
qui peut ignorer les contraintes universelles associées aux libertés ?
* Le " chemin migratoire" et la "spécialisation" des cellules.
Nous savons que ce chemin importe peu puisque les cellules originelles sont toutes semblables ; elles se fixent là où elles sont nécessaires et "demandées".
Ces adaptations quasiment instantanées, faites sans erreurs, ne révèlent-elles pas que des informations et des organisations de processus, précises et ultra rapides, transmises à l'aide de vecteurs spécifiques du sens (à l'aide d'un langage spécifique), circulent au niveau le plus élémentaire des êtres ?
* Les anomalies génétiques, comme la drépanocytose et la thalassémie, qui protègent de la malaria due au Plasmodium falciparum, parasite véhiculé par les moustiques.
Croyez-vous que ce soit uniquement de légères variations des caractéristiques génétiques (physico-chimiques) qui permettent de neutraliser la malaria ?
Nous ne le pensons pas.
Les caractéristiques génétiques sont plus que physico-chimiques : elles incluent des myriades d'organisations de processus, d’ordre transcendant.
* Nous pourrions également citer, comme autre langage singulier au sein du corps, les organisations de processus à effet mortifère qui sont impérativement nécessaires au développement des êtres.
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