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Relativité
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Postulat de la relativité restreinte (limitée) émis par Einstein

Selon Einstein :
l’énergie cinétique E d’un point matériel de masse m n’est pas donnée par l’équation :  mv²/2 ,
mais par : mc²/(1 - v²/c²)½  
 
ou, lorsque cette expression est développée en série, par : mc² + mv²/2 + m(3/8)(v²/c)² + ...

Le troisième terme de la série et ceux qui suivent étant très petits et pouvant être négligés,
il demeure :
- le premier  mc² représentatif de l’énergie intrinsèque qui caractérise un corps de masse m, puisqu’il est indépendant de la vitesse  v,
- et le deuxième  mv²/2 , équation de l’énergie cinétique utilisée en mécanique classique.

Quelques commentaires

L’équation E = mc² laisse un arrière-goût de simplisme.
En effet, elle permet d’ignorer l’énergie physique potentielle non matérialisée (non actualisée) ; il s’agit de l’énergie universelle dont tous les scientifiques parlent sans en rien connaître.
Quid de cette énergie primordiale, intemporelle et sans dimension qui permet, en permanence, de générer et de régénérer le monde ?
La masse noire de l’univers (l’énergie obscure) en est-elle une expression singulière ?
Dans quel au-delà du réel demeure-t-elle ?

L’équation E = mc² ignore également (cela vaut d’ailleurs pour toutes les théories) l’entité créatrice, d’ordre transcendant et maître du sens, qui, utilisant des lettres, des chiffres, …, et des repères de valeur, formalise et discourt, tout en se reconnaissant sous le couvert du moi (je, ego, sujet, esprit).
Ce simplisme n’a guère gêné, ne gêne guère les physiciens, nous le comprenons ; mais en ce qui concerne les philosophes et les théologiens ?!

Quant au temps, il n’est pas une quatrième dimension de l’univers parce que nous pouvons l'exprimer et l'exploiter sur un axe vectoriel "t", comme le donnent à croire les équations de Lorentz et la théorie de la relativité restreinte. 
Selon nous le temps est un moyen transcendant et universel (une potentialité) qui permet d’intégrer les évolutions de l’univers dans des chronologies rigoureuses ; lorsque cette potentialité est actualisée (matérialisée par un opérateur, nous-mêmes par exemple), elle devient un temps réel et singulier (un temps propre), plus précisément, elle devient un ensemble de durées, ces d’intervalles qui ne sont pas de l’espace.
Ainsi, le temps universel ne connaît aucune dimension ; il n’a ni commencement ni fin ; son ordre est autre que celui de l’espace et ses liens avec les choses sont des liens d’implication.
Il existe donc une infinité de temps actualisés et nous ne reconnaissons que ceux qui émergent de l’état de conscience. 

Cette compréhension du temps permet dès lors de lever une autre hypothèque majeure qui conditionne et affecte les équations de Lorentz et d’Einstein, il s’agit de la vitesse limite, dans le vide, reconnue à la lumière,
vitesse limite qui ne permet pas de répondre à la problématique posée par les interactions instantanées entre les particules quantiques séparées, voire très éloignées (expériences EPR et de Alain Aspect).

Il est vrai que ce qui est instantané est intemporel et n’appartient pas au monde du réel ; néanmoins souvenons-nous que l’instantanéité participe du domaine transcendant de l’abstraction où cohabitent le passé, le présent et le futur.

Les forces universelles aussi, qui sont supposées (postulées) émaner des choses, résident à l’état potentiel, en tout point de l’univers, dans un domaine transcendant associé à l’espace qui contient le réel,
un domaine que nous avons dénommé spacimplicatio puisque inconnu des scientifiques, des philosophes et des théologiens. 

Quant à la vitesse, elle n’est pas uniquement un phénomène physique comme cela est communément compris, mais avant tout une quantification qui présuppose l’interprétation de rapports (de relations) entre des longueurs et des durées de rapports (de relations) entre des longueurs et des durées.
S’impose alors, et à nouveau, la reconnaissance de l’impérieux et universel rôle de l’interprétation, en particulier de l’interprétation de repères de valeur à l’aide de facultés qui ne relèvent, en rien, de l’ordre physique des énergies et de la matière.
Ainsi,  à propos de ce que nous donnent à entendre les équations de Lorentz, nous comprenons mieux pourquoi, fait totalement absurde, un mouvement uniforme, même de très faible amplitude, modifie la longueur qui caractérise un état du réel : ce qui est modifié ce n’est pas la longueur mais l'interprétation de la perception de cette longueur, nuance essentielle !

Relativité générale selon Einstein (théorie publiée en 1915)

Laissons parler Einstein :
"...nous entendrons par principe de relativité générale, l’affirmation suivante. Tous les corps de référence, E, E’, ..., quel que soit leur état de mouvement, sont équivalents pour la description des phénomènes naturels (formulation des lois générales de la nature)" (cf. Principes de la théorie de la relativité restreinte et générale).

Ainsi et en toute logique,

- d’une part,
prenant en compte le fait que l’accélération due au champ de gravité ne dépend pas de la nature des corps (de leurs composants et de leur complexité structurelle), mais de la force et de la masse suivant l’équation newtonienne : F = m γ 
équation qui peut d’ailleurs être déclinée de deux manières puisque l’inertie et le poids sont les deux facettes d’un des caractères universels de toute entité ayant une masse,
- soit en considérant la masse comme inertie :
F = "masse représentative de l’inertie" multipliée par "accélération",
- soit en considérant l’accélération g  comme inhérente à l’intensité du champ de gravité : 
F = "masse représentative du poids" multiplié par "intensité du champ de gravité",

- d’autre part,
puisqu’il y a inexorablement attraction entre les entités de type massique (plus communément dit, entre les états du réel), par le biais de forces universelles qui relèvent du champ de gravité,
forces elles-mêmes inversement proportionnelles au carré de la distance "d" séparant ces entités (F=mm'/d²),

Einstein conclut que les particules de très petite masse subissent cette attraction et que, de ce fait, les rayons lumineux (les photons) qui se propagent dans l’espace cosmique, ont une trajectoire infléchie en passant à proximité des astres,
et en particulier, qu’il y a déplacement du spectre de la lumière qui provient des grosses étoiles.

De nombreuses expériences, de plus en plus précises, confirmèrent cette théorie ; l’une des premières, en 1919, montra que la déviation des rayons lumineux passant à proximité du soleil égale 1,75 seconde d’arc.
Néanmoins, ce ne fut qu’en février/mars 1960 que Robert Pound et Glen Rebka observèrent en laboratoire, le déplacement vers le rouge du spectre de la lumière lorsque celle-ci est soumise à un champ gravitationnel.

Bien entendu, le fait qu’Einstein ait pu intégrer l’impact du phénomène de la gravitation dans ses théories de la relativité, plus précisément, ait pu intégrer l’impact du phénomène de la gravitation dans la représentation géométrique des trajectoires cosmiques, est riche d'enseignements philosophiques et théologiques.
Ce fait atteste notamment, de manière singulière, d’interactions permanentes entre le réel et l’au-delà mystérieux des forces, c’est à dire, le royaume des potentialités.

*

Selon la relativité générale un voyageur se déplaçant toujours tout droit dans l’espace, reviendrait à son point de départ, accomplissant dès lors un tour de l’univers ; l’espace-temps proposé par Einstein est donc, fini et sans frontière intérieure.
Or, nous savons aujourd’hui que l’univers recèle des multitudes de trous noirs, limités par des frontières, qui engloutissent des millions d’étoiles ; en particulier le trou noir M33X - 7 situé dans la galaxie M33 à environ 3 millions d’années-lumière de notre soleil et observé à l’aide du télescope spatial Chandra et du télescope Gemini (au sommet du Mauna Kea à Hawaï).

La formalisation de l’implication du temps dans l’espace élaborée par Einstein, n’est donc applicable que dans des contextes spatiaux précis et limités.
Elle conduisit néanmoins au développement de moult géométries dites : non euclidiennes.

Rappelons que la géométrie euclidienne, la première imaginée par l’homme, découle de postulats (plus précisément, est fondée sur 23 définitions, 8 notions communes et 5 postulats), énoncés par Euclide (-325 ?, -265 ?).
Qui ignore son plus célèbre axiome ?:
par un point précis, on ne peut faire passer qu’une seule parallèle à une droite de référence (ou encore, deux points ne peuvent être unis que par une seule ligne droite).

Parmi les espaces non euclidiens qui meublent actuellement l’imaginaire des mathématiciens et des physiciens, citons ceux dits : sphérique, elliptique, hyperbolique.
Néanmoins, dans une quête des causes primordiales, peu importe que l’espace soit courbe, voire plastique , ces théories masquent l’essentiel, notamment le substrat du monde.
Quel est ce domaine sans forme et sans structure où demeure l’état le plus élémentaire des énergies ?,
cet au-delà dont, de toute éternité, sourd le réel.

Quant au temps, pouvons-nous croire, à l’instar de Minkowski (1864, 1909) dont Einstein fut d’ailleurs l’élève, qu’il est la quatrième dimension de l'espace ?
Non, nous l'avons dit précédemment ; pour en juger davantage rapportons le raisonnement de Minkowski, très subtil mais aussi très ambigu.



 
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