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Le respect universellement reconnu de directions privilégiées à tout niveau structurel des énergies et de la matière, inerte et animée, n’a guère été l’objet d’analyses sérieuses et crédibles de la part des philosophes et des théologiens.
Or, l'intangibilité du sens des forces :
- centrifuge, centripète, de gravitation,
- nucléaire forte qui permet de souder, au sein des noyaux atomiques, les particules massives,
- nucléaire faible qui concerne la radioactivité,
- électromagnétique qui permet la répulsion des particules de même polarité électrique (et inversement, l’attraction),
illustre à souhait la reconnaissance et l’utilisation du sens dans la matière inerte.
Encore faut-il que les états du réel soient "polarisés" ?!
Il est vrai que de nos jours encore, pour l'intelligentsia ce sont quelques lois qui gouvernent l’univers, comme si ces lois étaient dotées du pouvoir de reconnaître, de juger, de choisir, …, in fine, de décider et d’agir,
une dérive tenace et fatale de l'entendement que nous ne cessons de rappeler et de contrer.
Plus précisément, le respect du sens présuppose de permanentes prises en compte de repères de valeur de caractère relatif et universel,
et ce, de manière univoque.
Ainsi,
et puisque la dynamique du monde est inscrite dans des chronologies rigoureuses et que les êtres manifestent des similitudes de comportements,
nous postulons avec assurance, le "réalisme" d'une "symbiose cosmique" et l'existence d’un système universel de références de valeur,
un système impliquant des repères polarisés qui permettent la reconnaissance de spécificités des énergies et de la matière.
D'ailleurs, comme nous le disions précédemment, certains de ces repères polarisés émergent de l'état de conscience sous le couvert d'une multitude de bipôles virtuels, de "boussoles abstraites" :
"positif - négatif", "léger - lourd", "lent - rapide", ..., "juste - injuste", ..., "bien - mal".
Ces boussoles extrêmement subtiles manifestent donc trois propriétés remarquables :
- bien évidemment leur caractère relatif,
- le caractère interactif de leurs composants (leur "non séparabilité") ; ainsi, nous ne pouvons pas parler du "léger" en ignorant le "lourd",..., du "juste" sans penser à l'"injuste" et du "bien" sans avoir le "mal" présent à l'esprit,
- leur caractère transcendant puisqu’elles sont "abstraites".
Ce sont en outre, les expressions de "vérités actualisées" (des vérités impliquées dans le réel) qui ont un "réalisme" beaucoup plus affiné et essentiel que les "vérités a priori" de Kant.
En tout être, par exemple, sont constamment "utilisés" des repères qui permettent l'appréciation du :
- "présent - passé - futur" ne serait-ce que parce que les évolutions des organismes sont intégrées dans des chronologies précises, communes à l'espèce,
- "bas-haut", "droite-gauche", "avant-arrière", puisque les molécules extrêmement complexes synthétisées au sein des cellules, sont structurées dans l'espace de manière immuable,
- "soi – non soi", "utile – nuisible", ...,
sans oublier : "plus de ... - moins de ...", plus de complexité, plus de capacité, plus d'efficacité, ...., car nécessaires pour préparer le devenir et pérenniser les espèces.
Citons également le ferromagnétisme biologique qui montre le rôle universel de la comparaison et donc, de la relativité.
Celui-ci permet notamment aux pigeons voyageurs de s'orienter durant leurs migrations par le biais d’une recherche permanente de "résonances" entre des trains d’ondes électromagnétiques, ceux associés à leurs bipôles magnétiques et ceux du champ magnétique terrestre (l'homme en recèle dans ses arcades sourcilières, son cou, ses lombaires, ses genoux et ses talons).
Quelle est l’entité créatrice qui compare ces ondes et recherche ces résonances rendues possibles par la symbiose planétaire, ipso facto cosmique, dont nous parlions précédemment ?
Nous ne sommes plus à l’époque qui permettait à Aristote d’écrire en toute bonne foi :
"Nous devons remarquer que toute vertu, pour la chose dont elle est vertu, a pour effet à la fois de mettre cette chose en bon état et de lui permettre de bien accomplir son œuvre propre : ainsi, la vertu de l'œil rend l'œil et sa fonction également parfaits, car c'est par la vertu de l'œil que la vision s'effectue en nous comme il le faut. De même, la vertu du cheval rend un cheval à la fois parfait en lui-même et bon pour la course pour porter son cavalier et faire face à l'ennemi." (cf. Ethique à Nicomaque).
La dynamique universelle relève non pas d’un pouvoir auto-organisationnel de la matière, mais sous-tend d’incessantes créations qui présupposent des activités d’ordre physique et des activités d’ordre transcendant.
Nous évoluons ainsi dans un cybermonde, à jamais inachevé, de toute éternité en charge d’une entité de caractère divin,
une entité créatrice dont l’homme est, à notre connaissance, l’œuvre la plus élaborée.
Cogito ergo mundus vivit (Je pense donc le monde vit).
Paul Moyne
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