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2. Evolution des espèces
2. 1. Bref historique et compréhension actuelle .
La dynamique évolutive de la matière vivante est toujours l’objet de recherches incessantes mais il semble aujourd’hui, que celles-ci ne donneront guère plus d’informations quant aux causes primordiales.
Néanmoins les découvertes et les théories faites par les naturalistes, les paléontologues, …, les biologistes et les neurobiologistes nous permettent d’imaginer des au-delà(s) du monde, riches d’espérances.
Rappelons pour cela, succinctement, les faits les plus remarquables qui caractérisent l’évolution des espèces :
- l’impact de l’environnement reconnu par Jean Baptiste Lamarck (1744 – 1829) :
"Quantité de faits nous apprennent qu’à mesure que les individus d’une de nos espèces changent de situation, de climat, de manière d’être ou d’habitude, ils reçoivent des influences qui changent peu à peu la consistance et les proportions de leurs parties, leur forme, leurs facultés, …
La nature en produisant successivement toutes les espèces d’animaux, et commençant par les plus imparfaits ou les plus simples, pour terminer son ouvrage par les plus parfaits, a compliqué graduellement leur organisation ; …" (cf. Philosophie zoologique),
et de l’hérédité, voire d’une loi :
"Il soutint dans ses ouvrages, la doctrine que toutes les espèces, l’homme compris, descendent d’autres espèces. Le premier, il rendit à la science l’éminent service de déclarer que tout changement dans le monde organique est le résultat d’une loi, et non d’une intervention miraculeuse." (cf. Charles Darwin - De l’origine des espèces, notice historique),
- le rôle de la sélection sexuelle remarquée par Erasme Darwin (1731 – 1802),
- l’influence de la sélection naturelle analysée simultanément mais indépendamment, par Charles Darwin (1809 – 1882) et Alfred Russel Wallace (1823 – 1913) ; ce fut néanmoins Charles Darwin qui en tira gloire publiant en 1859 et en toute hâte, sa théorisation dont voici un extrait des conclusions :
"Il est intéressant de contempler un rivage luxuriant, tapissé de nombreuses plantes appartenant à de nombreuses espèces abritant des oiseaux qui chantent dans les buissons, des insectes variés qui voltigent çà et là, des vers qui rampent dans la terre humide, si l'on songe que ces formes si admirablement construites, si différemment conformées, et dépendantes les unes des autres d'une manière si complexe, ont toutes été produites par des lois qui agissent autour de nous. Ces lois, prises dans leur sens le plus large, sont : la loi de croissance et de reproduction ; la loi d'hérédité qu'implique presque la loi de reproduction ; la loi de variabilité, résultant de l'action directe et indirecte des conditions d'existence, de l'usage et du défaut d'usage ; la loi de la multiplication des espèces afin de lutter pour l'existence, qui a pour conséquence la sélection naturelle, laquelle détermine la divergence des caractères, et l'extinction des formes moins perfectionnées." (cf. De l’Origine des Espèces).
Par la suite,
- Gregor Mendel (1822 – 1884) mit en évidence des lois qui concernent l’hérédité, la structure clé (aujourd’hui dénommée gène) qui permet la transmission des caractères héréditaires, et la possibilité de conserver à l’état potentiel, certains de ces caractères,
l'état potentiel, un état extrêmement riche d’enseignements qui, à vrai dire, ne fut jamais l’objet de débats de la part des philosophes et des théologiens.
- Oskar Hertwig (1849 – 1922) et Eduard Adolf Strasburger (1844 – 1912), par le moyen du microscope, montrèrent que le noyau des cellules est le siège de l’hérédité et que la fécondation nécessite l’union de deux cellules sexuelles (gamètes) mâle et femelle.
- Ernst Haeckel (1834 – 1919) a considéré le développement individuel (l’ontogenèse) comme l’aboutissement des développements historiques soumis aux contraintes de l’hérédité (la phylogenèse).
Il reconnut aussi certaines non-normalités qui affectent le développement.
Nous retiendrons plus spécialement les hétérochronies représentatives de retards ou d’accélérations dans la chronologie des phases de développement lors de l’ontogenèse, parce que les chronologies nécessitent la prise en compte de durées, Cmment cela est-il possible ?
Puis furent révélés d’autres phénomènes singuliers, citons :
- les brusques changements de classe par des sauts structurels, distingués par Karl Alfred von Zittel (1839 – 1904), qui contredisent le principe d’évolution graduelle cher à Darwin,
- la séparation physique entre les cellules sexuelles et les cellules corporelles remarquée par Friedrich Leopold Weismann (1834 – 1914) et Moritz Nussbaum (1850 – 1915), qui selon eux, fait que les expériences vécues ne sont pas transmissibles aux gènes.
Bien que cette indépendance relative des cellules sexuelles soit aujourd’hui reconnue, nous ne partageons cependant pas cette conclusion ; en effet, les cellules sexuelles ne peuvent pas être indépendantes parce qu’elles sont constamment nourries et que les vecteurs primordiaux des informations et des organisations de processus génétiques sont des ondes électromagnétiques,
des ondes qui traversent les vides moléculaires, atomiques et quantiques.
En d’autres termes, nous doutons du caractère strictement unidirectionnel de la transmission d’informations au niveau génétique (dogme actuel des biologistes) car nous sommes "enracinés" dans un cyber univers où le "sens" est omniprésent.
- après George Gaylord Simpson (1902 – 1984) on parlera de lignées à évolution moyenne (horotéliques), à évolution très lente (bradytéliques) et à évolution très rapide (tachytéliques), de mégaévolution lorsqu’il y a changement de genre, sans oublier la microévolution et la macroévolution chères à R Goldshmidt …
- George Ledyard Stebbins (1906 – 2000) confirmera que les processus évolutifs des végétaux et des animaux sont identiques, …
Déjà à ce niveau d’enseignements, il devient évident que les évolutions des espèces sont plus que des adaptations à l’environnement , elles sont, en premier lieu, les fruits d’incessantes activités de création dans les cellules, qui nécessitent de permanentes recherches de la nouveauté,
créations qui sont souvent accompagnées d'accroissements de complexité et attestent de contraintes insurmontables comme le montrent les voies évolutives sans issue (les voies mortes) et les voies évolutives mineures.
Nous sommes ainsi fort éloignés de la compréhension triviale selon laquelle des lois et des principes régissent (gouvernent) l’univers et, ipso facto, l’évolution des espèces.
Il convient de le répéter sans cesse, les lois et les principes ne sont pas des opérateurs car ils n'ont pas de facultés qui permettent de reconnaître, de juger, de choisir, …, de décider et d’agir !
*
Ensuite, la "pénétration" de la matière par les moyens modernes d’analyse, conduira à de nouvelles conceptualisations, celles :
d’ADN ; d’ARN ; d’ARN messager ; d’enzymes ; de ribosomes représentatifs des micro usines qui permettent de fabriquer les protéines à l’aide de "logiciels génétiques" ; de réarrangements chromosomiques par le moyen de gènes sauteurs (de fragments d’ADN : les transposons) qui permettent de modifier le patrimoine génétique ; de mutants neutres qui peuvent devenir actifs si nécessaire : un fait lui aussi essentiel, qui atteste de potentialités génétiques disponibles pour le futur (en attente d’actualisation) et donc, qui atteste d'une intention primordiale.
La modélisation de l’ADN dans les années 1950, sera l’œuvre de James Dewey Watson (1928 - ), Francis Harry Compton Crick (1916 – 2004) et Maurice Hugh Frederick Wilkins ( 1916 – 2004).
Désormais, nous savons que la molécule d’ADN recèle entre 50 et 95% d’eau (en poids) ce qui est considérable et montre à nouveau, le rôle majeur joué par l’eau dans le phénomène de la vie.
Et apparaîtra alors, sans cesse plus présente, l’une des pierres d’achoppement de la connaissance, avec la mise en évidence des myriades de transmissions d’informations et d’organisations de processus au sein des êtres. Ainsi, la transcription de l’ADN sur l’ARN polymérase, sera découverte en 1956 par Severo Ochoa (1905 – 1993) et Arthur Kornberg (1918 - ).
Hélas, voici comment les scientifiques analysent les transmissions de "sens" au niveau moléculaire : "L’ARN polymérase est un complexe enzymatique responsable de la transcription….; les ARN polymérases 3 sont responsables de la synthèse d'ARN courts comme l'ARNt ou certains ARN ribosomiques (ARN 5S) ; l’ARN polymérases 2 catalyse la formation de l'ARNm ... ".
Hélas, car pour l’esprit en quête des causes primordiales, un ARN quel qu’il soit, n’est responsable de rien, ne catalyse pas ; en revanche, il permet la synthèse, la catalyse, …, ce qui est fort différent !
Pierre d’achoppement en effet, qui ose parler :
- des activités d’ordre transcendant nécessaires à la mémorisation et à la transmission du "sens" ?,
- de l’ordre transcendant des facultés qui permettent la reconnaissance, les choix, le respect de chronologies …?,
- du champ universel des virtualités et des potentialités dont le domaine de l’abstraction est l’expression singulière ?
Insistons davantage :
"Le code génétique est un grand ensemble de triplets de nucléotides, triplets qui sont dénommés codons ...
La séquence des codons de l’ADN est convertie en une séquence d’ARN messager (ARNm) par l’action d’un enzyme, et cette nouvelle séquence est transcrite par les ribosomes….
Excepté les codons d’initiation (ATG), de terminaison (codons STOP) ou de non-sens (UAA, UAG, et UGA), plusieurs codons codent le même acide aminé, ce qui produit des redondances.
Ce code est maintenant démontré comme étant universel depuis les bactéries jusqu’aux mammifères, avec quelques exceptions….
Lorsqu’une cellule a besoin de protéines ou d’enzymes, elle transcrit la séquence ADN en la copiant sous la forme d’un ARN et ce, en utilisant un enzyme spécifique qui lui-même fabrique un ARN messager (ARNm) identique à la séquence ADN." (cf. Littérature spécialisée).
Sachant que dans le corps des milliards de cellules sont simultanément concernées, même connaissant en détail la composition et la structuration des ADN, ARN, codons, enzymes, ribosomes et autres, à la lecture de ces extraits de textes comment ne pas disputer le discours biologique actuel ?
Peut-on croire que tous ces processus se déroulent au petit bonheur la chance, sous la houlette de lois et de principes, sans une entité créatrice unique qui transcende et coordonne les phénomènes de cette dynamique évolutive ? Certes non et nous réalisons combien la compréhension du phénomène de la vie appelle plus que les sciences : la philosophie et la théologie.
A vrai dire, de nombreux scientifiques sont conscients de la problématique posée par le respect de repères universels de valeur, notamment de durées, et par le caractère unidirectionnel de l’évolution des espèces.
Néanmoins, dans leur grande majorité, osons le dire, "formatés" par l'éducation, ils demeurent convaincus qu’il y a des lois et des principes qui gouvernent l’univers et que les organes, les cellules, les gènes, …, sont des opérateurs.
Faut-il citer d’autres extraits de discours ? :
"Les cellules libèrent des messagers qui agissent, soit sur les cellules qui les ont produits (effet autochrine), soit sur les cellules à proximité (effet parachrine), soit sur des cellules éloignées lorsque ces messagers sont transportés par le sang (effet endochrine)….,
ce qu’un gène peut faire dépend de son contexte…,
les gènes homéotiques codent des protéines dont le rôle est de contrôler l’expression d’autres gènes, ce sont donc des gènes de régulation …".
Or, rappelons le à nouveau, les gènes sont des moyens spécifiques, plus précisément les gènes sont des mémoires et des vecteurs d’organisations de processus et d’informations qui permettent de conduire la dynamique évolutive du phénomène de la vie, et c’est pour cela qu’ils sont si divers,
une dynamique qui exprime le respect de repères de valeur, notamment de durées puisque toutes les évolutions des êtres traduisent des chronologies rigoureuses,
de durées ces intervalles qui ne sont pas de l’espace mais d’ordre transcendant.
En outre, les biologistes nous parlent de mutations qui apparaissent par hasard mais dont le taux est constant dans le temps.
Comment cela est-il possible ?,
ne devons-nous pas reconsidérer la compréhension commune du hasard ?
2. 2. Potentiel d’état (état potentiel) et actualisations de potentialités
- Comment les incessantes activités créatrices qui se déroulent dans le domaine singulier où sont mémorisés les programmes génétiques, ont-elles pu conduire, tout à la fois, à l'omniprésence d'un monde bactérien relativement inchangé depuis quelque trois milliards d'années et à l'émergence de l'homme ?
- qu'en est-il des activités qui ne sont pas "fossilisables", notamment celles qui permettent de reconnaître, de juger, de choisir, d'anticiper et qui s'expriment par des associations, des accords, des harmonies, des symbioses, ... ?
- comment expliquer la "dynamique écervelée" du monde bactérien qui ignore le principe de base de l'évolution : chaque espèce progresse afin de tendre à la complexité de celle qui lui est immédiatement supérieure ?,
- peut-on comprendre l'apparente supériorité de certains êtres de "petites tailles" face aux aléas de la vie ?,
- pourquoi 80% des êtres multicellulaires, les arthropodes, malgré leur expansion particulièrement rapide, ne manifestèrent-ils pas, au cours des âges, une tendance à la complexification nerveuse ?,
- que présupposent les surcapacités acquises et cachées (à l’état potentiel), notamment les aptitudes plus que nécessaires (les sur aptitudes) pour réagir et se protéger ?,
- pourquoi la créativité (consciente) de nos lointains ancêtres, étaît-elle si primaire alors qu'ils disposaient d'organes cérébraux et sensoriels comparables aux nôtres ?
Autant d’interrogations majeures et de faits qui, parmi beaucoup d’autres, conduisent à reconnaître l’évolution des espèces comme corrélative d’incessantes activités de création et d’incessantes actualisations de potentialités, notamment génétiques,
et ce, malgré des contraintes parfois insurmontables.
C'est pourquoi nous reconnaissons aux individus des lignées marquantes un "potentiel génétique" non seulement caractéristique de leur niveau de complexité mais aussi susceptible de s'accroître par le biais d'incessantes activités de création, d’ordre physique et d’ordre transcendant,
jusqu'à parfois atteindre des seuils critiques qui permettent des évolutions remarquables.
Citons d’autres faits qui confortent cette compréhension :
- les adaptations à l'environnement qui présupposent des transformations génétiques polyvalentes représentatives de nouvelles potentialités, dénommées d'ailleurs exaptations par Gould et Vrba,
- les substitutions nucléotidiques qui se révèlent actives lorsque de nouvelles contraintes environnementales apparaissent, ce qui permet d'expliquer, en partie, pourquoi les processus évolutifs sont caractérisés par des périodes successives de stabilité et d'adaptations à l'environnement ; ainsi, les périodes plus ou moins rapides d’adaptation correspondent aux laps de temps qui sont nécessaires pour actualiser, pour que deviennent réelles des potentialités génétiques,
- les complexifications structurelles par le biais d’entités biologiques communes à l’ensemble des espèces, et qui caractérisent les lignées marquantes,
- les similitudes entre quelques processus évolutifs du phénomène de la vie et de la matière inerte,
par exemple lors d’augmentations de complexité, entre la bipolarité du mode sexuel de reproduction et la bipolarité des transitions de phase, des dédoublements de périodes, dans la matière.
En réalité, les périodes de stabilité qui émaillent l’évolution des espèces, ne sont qu'apparentes puisque au niveau élémentaire des êtres se déroulent d'incessantes activités créatrices qui se traduisent, entre autres, par l'accroissement du potentiel génétique des lignées marquantes.
La vie et le monde sont les fruits de créations permanentes !
Ces incessantes activités de création montrent ainsi que la sélection naturelle et l'adaptation à l'environnement ne sont pas les causes primordiales qui ont conduit, qui conduisent à l’évolution des espèces.
Et à propos des phénomènes qui sont reconnus comme des faits aléatoires ou comme les fruits du hasard, comment peut-on taire l’incontournable problématique :
qui procède aux sélections cohérentes et orientées destinées à surmonter les inévitables extinctions qui accompagnent les regroupements aléatoires ?
Le hasard ?, soyons sérieux.
2. 3. L’interprétation, un processus absolument nécessaire, et universel
Croyez-vous par exemple, que le processus relationnel entre les protéines et l'ARN (ou une partie de celui-ci) puisse se traduire et s'expliquer uniquement par des formalisations physico-chimico-mathématiques ?
Certes non, ne serait-ce que parce que les "organisations de processus" nécessaires à l'"édification" du corps, codées et mémorisées sur une molécule dont le poids n'excède guère "10 puissance moins 12" gr, doivent être interprétées (reconnues, jugées, …) comme le sont dans le langage humain, les lettres, les mots et les phrases.
En conséquence, dans une recherche des causes primordiales, nous ne pouvons pas taire ces interprétations,
et plus précisément, nous ne pouvons pas ignorer l'interprétation des caractéristiques des ondes électromagnétiques qui, vecteurs des organisations de processus à effet biologique et de processus à effet comportemental, émanent des particules, des atomes et des molécules constituant l'ADN et l'ARN,
sous prétexte que ce processus n’émerge pas de l’état de conscience.
Considérons les mimétismes d’évolution, entre les individus d’espèces différentes.
Tous sont intégrés dans des chronologies rigoureuses et similaires,
pour cela il est donc impératif qu'une même entité opératrice juge et utilise de mêmes repères de valeur, en particulier des laps de temps, des durées, ces intervalles d’ordre transcendant puisqu’ils ne sont pas de l'espace.
Les mutations biologiques aussi, sont riches d'enseignements à cet égard, à condition toutefois d’interpréter avec plus de rigueur, les discours scientifiques actuels qui en traitent.
Citons Michael Denton,
" deux découvertes nouvelles :
- le rythme des mutations est égal au rythme des substitutions …,
- le rythme du changement, dans le cas de nombreux gènes, est ponctué par une horloge qui semble tourner synchroniquement dans toutes les branches de l'arbre de la vie, … sans doute la preuve, certes indirecte, que tous les processus de mutation qui changent les séquences d'ADN au cours du temps sont en fait dirigés par quelque mécanisme.... Il n'est pas douteux que Gray, Owen et surtout Robert Chambers auraient vu dans ces résultats des arguments très forts en faveur de l'idée selon laquelle le cours de l'évolution est déterminé de quelque façon par une loi naturelle."(cf. L'évolution a-t-elle un sens ?).
Interpréter avec plus de rigueur oui, car, nous le répétons à nouveau avec assurance, une loi n’est un opérateur, même universelle !
Analyser d’autres processus biologiques ne conforterait guère plus notre argumentation.
A vrai dire, tous les modes d’évolution propres au phénomène de la vie, présupposent,
- et l’utilisation de repères de valeur ; pensez à ceux qui sont nécessaires pour assurer la cohérence, le développement et la réplication du patrimoine génétique : "haut - bas", "avant - arrière", "droite - gauche", ...., "soi - non soi",
- et l’élaboration d’informations et d’organisations de processus au niveau moléculaire,
ce qui, bien évidemment, implique des facultés semblables à celles qui, au niveau conscient, permettent de reconnaître, de juger, de choisir, … de décider et d’agir.
Les discours scientifiques ne peuvent plus masquer ces faits essentiels.
Actuellement, pour explique la dynamique du phénomène de la vie, quelques biologistes nous parlent de directives rigoureuses (primordiales) émises au niveau des cellules, directives qui participeraient d'un modèle instructionniste et seraient représentatives d'un principe vital (pour expliquer les fonctions et les qualités particulières des êtres).
Quelle incroyable naïveté !
Certains imaginent même un "darwinisme mental" tout en postulant l'"existence" au sein du cerveau, d'un "générateur de diversité", voire de liberté.
Ce générateur alimenterait en permanence, une banque de représentations possibles du réel qui seraient mise à jour grâce aux expériences vécues.
Par qui ces représentations virtuelles seraient-elles sélectionnées, sont-elles sélectionnées ?
Dans quel lieu de virtualité, dans quel au-delà transcendant résident-elles ?
Est-ce dans un plan de la structure ?, comme le donne à entendre Jacques Monod :
"...le plan de la structure étant présent dans ses constituants eux-mêmes, elle (la construction épigénétique) peut donc se réaliser de façon autonome, sans intervention extérieure, sans injection d'information nouvelle. L'information était présente, mais inexprimée, dans les constituants.
La construction épigénétique d'une structure n'est pas une création, c'est une révélation." (cf. Le hasard et la nécessité - Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne).
N'est-il pas plus exact de considérer l'épigenèse comme l'actualisation de potentialités génétiques et le plan épigénétique comme un moyen, parmi d’autres, qui permet leur mémorisation ?
Quant aux organisations de processus, en particulier biologiques, de quel ordre, de quelle essence sont-elles ?
Quid de l' entité créatrice, "maître du sens", qui les reconnaît et les utilise ?
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