Courant juillet 2001, des chercheurs Mahamat Adoum, Fanone Gongdibe, Ahounta Djimdoumalbaye et Alain Beauvilain mirent à jour dans le désert du Djourab au Tchad, à l'ouest du rift, un crâne de proto hominidé, peut-être d'hominidé, vieux de quelque 6 à 7 millions d'années ; surnommé Toumaï, il appartiendrait à un phylum inconnu baptisé depuis : Sahelanthropus tchadensis.
L'étude approfondie de ce crâne nécessitera de nombreuses années et donnera lieu à de multiples débats contradictoires. Cependant, cette étude, et celles d’autres ossements trouvés, et à venir, ne nous diront rien des causes primordiales à l'origine des hominidés.
A ce propos, comment par exemple, les anthropo- biologistes dans leur grande majorité, peuvent-ils continuer à croire que l'homme est apparu uniquement en raison de quelques contraintes dues à l’environnement, alors que nous sommes les pôles d’incessantes activités de création et de recherche de la nouveauté, au niveau génétique ?
Quant aux philo-biologistes actuels, ne devons-nous pas nous garder de leurs discours lorsqu’ils nous parlent ?, entre autres,
- d’informations contenues dans l’ADN, une extraordinaire chaîne de molécules de quelque 2 mètres de long, repliée sur elle-même et toute entière contenue dans chaque cellule, et dont les gènes en sont des fragments,
- des ribosomes comme étant de minuscules usines polyvalentes situées à l’intérieur des cellules, qui produisent de multiples et diverses protéines en fonction de directives spécifiques,
- de protéines qui agissent de concert pour générer des fonctions de niveau supérieur comme le rythme cardiaque, la sécrétion d’insuline par le pancréas, la transmission des influx nerveux dans le cerveau, …,
- d’exons codants séparés par des introns, qui peuvent s’associer différemment et qui ainsi, accroissent considérablement le nombre de combinaisons moléculaires génétiques possibles, utilisables pour le codage des protéines,
- d’"influences extérieures" qui assurent de bonnes lectures et transcriptions du code génétique, …,
en taisant systématiquement,
et le caractère transcendant de toute information (du sens),
et les activités d’ordre transcendant impérieusement nécessaires à l’élaboration, au codage, à la reconnaissance, à la mémorisation, au transfert, à la transcription, … et à la mise en œuvre (à l’actualisation) de directives à effet biologique, de directives à effet comportemental, voire de directives à effet mortifère.
Ils attribuent ainsi, sans états d’âme, des pouvoirs et des responsabilités aux gènes, aux enzymes, aux exons, aux protéines …, et même aux systèmes, aux principes, aux lois,
de funestes dérives de l’entendement !
Insistons davantage et considérons les gènes avec leur fonction de réplication, tels qu’ils sont imaginés par R. Dawkins : "Ils fourmillent aujourd’hui en grande colonies, à l’abri de gigantesques robots, isolés du monde extérieur, communiquant avec lui par des voies tortueuses et indirectes, … Ils sont en vous et en moi. Ils nous ont créés, corps et âme, et leur préservation est l’ultime raison de notre existence." (cf. Gène égoïste).
Constat remarquable, dans ce texte et dans les nombreuses théories qui lui furent, et lui sont opposées, comme celle de Stephen Jay Gould qui argue de sélections spécifiques à plusieurs niveaux de complexité des organes, il n’est jamais débattu des facultés, et de leur ordre : transcendant, qui permettent de reconnaître, de lire les messages génétiques, …, de juger dans le cadre d’un système universel de repères de valeur, d’anticiper, de choisir, .., de sélectionner, d’intégrer les évolutions et les comportements dans des chronologies rigoureuses, …, de communiquer et de décider.
Quant aux ondes électromagnétiques qui sont les vecteurs premiers du sens, et les seuls moyens susceptibles de traverser les vides quantiques qui séparent les particules et les atomes constitutifs des molécules, biologiques ou non ?,
mutisme total !
Certes, il est parfois parlé d’interprétation, ainsi :
"le code ADN n’a pas de sens tant qu’il n’est pas interprété fonctionnellement, tout d’abord par la machinerie cellulaire ("cellule - protéine") qui initie et contrôle la phase de transcription, ensuite par les systèmes d’interaction de plus haut niveau entre protéines, qui génèrent les fonctions physiologiques supérieures. (cf. "La musique de la vie" - Denis Noble). Mais croyez-vous qu’une machinerie cellulaire et des systèmes d’interaction soient capables de tels exploits ?
Non, bien évidemment ; en revanche, ces moyens permettent que ce code soit lu et utilisé, nuance !
Il convient d’ailleurs de préciser que le code génétique est plus qu’un vaste ensemble de positionnements dans l’espace de molécules spécifiques, c’est, avant tout, un foisonnement extrêmement complexe d’ondes électromagnétiques qui sont les vecteurs primordiaux du sens.
Sa reconnaissance (sa lecture) présuppose donc la faculté d’interpréter non seulement les fréquences et les amplitudes de ces ondes, mais aussi les interférences (les combinaisons) de celles-ci en fonction de leurs positions spatiales.
Soyons donc modestes,
compte tenu de l’extrême variété des ondes électromagnétiques qui permettent les évolutions et les comportements d’un être,
sachant que les interférences de ces ondes échapperont, pour toujours, à l’expérimentation,
il est totalement utopique de chercher à formaliser, même par de savantes théories scientifiques,
et l’ensemble des interactions entre les composants d’un individu,
et même uniquement le nombre de directives spécifiques nécessaires pour telle fonction biologique.
Vivre, la vie, c’est créer et détruire, et pour cela il faut, entre autres, percevoir et échanger ; en outre, l’ADN n’est pas simplement comme il est dit de manière banale, le livre de la vie, mais un programme d’actions recelant des potentialités,
des potentialités qui pour être actualisées nécessitent :
- une entité créatrice unique qui en juge et en use dans le cadre d’un système universel de repères de valeur, notamment temporels,
- des éléments chimiques (carbone, oxygène,…),
- des molécules simples comme l’eau,
- des molécules carbonées plus ou moins complexes,
- des organes adaptés au niveau de complexité des êtres.
Pour tenter d’expliquer la vie il faut donc aussi essayer de débattre de cet opérateur, notamment de son essence, et du rôle de tous les moyens physiques, biophysiques et transcendants qu’il utilise,
sachant que ceux-ci sont en interaction permanente par le biais d’échanges incessants d’énergies, d’informations et de directives,
sachant que les vecteurs primordiaux du sens sont des ondes électromagnétiques, un fait essentiel qui, hélas, en cette fin d’année 2008 n’est pas encore admis, voire, dont on ne parle pas,
sachant que la dynamique de la vie, comme toute dynamique d’ailleurs, présuppose des myriades de déséquilibres, plus ou moins importants et plus ou moins subtils, ce qui bien évidemment, sous-entend leur "gestion" par une entité créatrice unique maître du sens.
Vastes et ambitieuses recherches dont les résultats sont hélas, à ce jour, uniquement interprétés par des tenants du monisme, sans vraies réactions des spiritualistes.
Ainsi, à propos de cet opérateur, les philo-biologistes les plus avant-gardistes, nous parlent bien de compositeur, de soliste, d’organiste, de chef d’orchestre, …, mais ils le reconnaissent, incroyable naïveté et désolation, au gré de leurs argumentations, dans les organes, les lois, les principes, les processus, les systèmes,…
Considérons par exemple, les systèmes biologiques ; que certains manifestent des propriétés spécifiques qui permettent que soient impulsés et régulés les différents rythmes nécessaires à la vie (cardiaque, respiratoire, …), ne signifie aucunement qu’ils sont des opérateurs ; ces systèmes sont des moyens biologiques qui permettent d’impulser et de réguler, nuance !
D’où l’incontournable problématique :
qui utilise de tels moyens ?
Certes, nous concevons combien il est difficile pour les scientifiques, d’intégrer dans leurs théories des facteurs qui n’ont aucune correspondance avec le réel (formaliser l’énergie psychique, l’intention, la volonté, le désir, … et leurs implications dans la matière, quelle gageure !), néanmoins ils devront tôt ou tard en tenir compte, ne serait-ce que parce que :
- la reconnaissance de tout phénomène et de toute directive, implique un état de transcendance (il faut notamment être à l’extérieur des phénomènes pour en juger),
- les animaux ont leur propre domaine d’abstraction où, à l’instar du nôtre, "cohabitent" leurs expérience passées, leur présent et leur anticipations, donc qui est intemporel et transcendant ; certains comme les chimpanzés, ont même un proto état de conscience.
Nous savons également que des recherches, en tous domaines, sont plus que jamais indispensables pour assurer le quotidien et anticiper le devenir ; cependant les connaissances déjà acquises nous semblent aujourd’hui suffisantes pour concevoir de nouvelles et crédibles réponses aux interrogations essentielles qui hantent encore l’humanité.
Pour cela tous les cheminements expérimentaux, conceptuels et analytiques sont nécessaires, que ce soit,
- de l’infiniment petit à notre macro état d’être, et inversement,
- de l’état quantique à l’état de conscience, et inversement,
- par le biais d’introspections, car la paléontologie, la biologie et la neurobiologie, seules, ne permettront jamais de percer les mystères de la vie, en particulier, les causes primordiales qui furent à l’origine de l’émergence de l’humain.
Le phénomène de la vie et ses processus peuvent alors être médités sous d’autres éclairages.
Ainsi, à propos de la redondance du matériel génétique qui jusqu’à ce jour, n’a jamais été expliquée de manière satisfaisante, nous pouvons désormais considérer que puisque les vecteurs du code génétique sont des ondes électromagnétiques et que tout état du réel vibre, nous évoluons dans un "bain" infiniment complexe de ces ondes,
et qu’il est donc vital d’éliminer celles qui sont nuisibles.
Or, quel processus biologique systématique est plus performant que le mixage (l’adition, la superposition) de ces ondes par le moyen de la redondance des perceptions ?
Aucun, et c’est pourquoi nous sommes convaincus qu’en tout être, le hasard est pris en compte, bien que ses effets négatifs ne soient pas tous totalement annihilés,
un fait qui montre aussi, à l’évidence, que les évolutions, des espèces en particulier, du réel en général, sous-tendent un mystérieux objectif, plus exactement, une mystérieuse nécessité.
Autre éclairage remarquable, celui jeté par la physique quantique qui permet d’affirmer que nous sommes tous enracinés dans l’univers puisque nos composants sont constamment construits et reconstruits par échanges de myriades de particules cosmiques.
Dès lors,
sachant en outre que la cohérence des évolutions est assurée par,
- des relations physico-chimiques dont quelques unes sont accessibles par l’expérimentation,
- des activités d’ordre transcendant notamment parce qu’en tout être il y a élaboration, reconnaissance, diffusion et mémorisation de directives à effet biologique, de directives à effet comportemental et de directives à effet mortifère, comment ne pas raisonnablement croire que nous sommes d’extraordinaires pôles d’activités transcendantes intéressant l’univers tout entier, en raison de nos relations quantiques ?
Par ailleurs, le phénomène de la vie étant une potentialité du réel actualisée si les conditions d’état d’une planète sont adéquates,
nous pouvons également raisonnablement croire que des êtres aussi complexes que l’humain, sont indispensables pour la conduite de la dynamique du monde.
En d’autres termes, nous pouvons croire que la cohérence des évolutions de l’univers, éternel chantier à jamais inachevé, nécessite des pôles permanents suffisamment puissants, d’interactions extrêmement complexes et globalisantes,
des pôles qui, mystérieusement, sont construits et reconstruits corrélativement à d’incessantes et laborieuses recherches de la nouveauté.
C’est pourquoi,
convaincus que la noblesse et la responsabilité de l'homme relèvent de l'entité créatrice d’ordre transcendant qui de toute éternité conduit l’univers, et se reconnaît en lui, sous le couvert du moi (je, ego, sujet, esprit),
estimant que cette entité n’est pas omnipotente, en particulier puisque l’existence résulte de l'actualisation de potentialités, qui est conditionnée par des expériences primordiales, l’environnement et l'individualisation,
nous comprenons mieux pourquoi il y eut au cours de la longue histoire du phénomène de la vie, il y a encore des actualisations légèrement différentes de potentialités génétiques identiques, en des lieux distincts,
des actualisations légèrement différentes qui conduisirent notamment à l'émergence quasi simultanée, de l’homme de Neandertal et de l’homme de Cro-Magnon lointain ancêtre de l’homme moderne.
L’homme nécessité universelle plutôt que projet spécifique ?!