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L’entendement conscient présuppose bien évidemment, des entendements intériorisés, en d’autres termes, l’entendement conscient est l’aboutissement d’une chaîne d’entendements de caractère subordonné.
Ce que nous considérons comme "vrai" est donc composite, recouvrant tout à la fois
- des vérités primordiales qui, mémorisées au tréfonds de nos cellules, permettent la dynamique des particules, des atomes et de molécules constituant le fondement de notre identité physique ; ce sont des vérités imprescriptibles qui concernent les voies d’évolution immuables de l'inerte.
- des vérités à objectivité forte comme la connaissance de la force de gravitation dont on sait qu’elle ne dépend que de masses et de distances,
et des vérités à objectivité faible comme celles exprimées dans les théories quantiques car elles sont uniquement fondées sur des logiques scientifiques.
- des vérités suffisantes qui permettent à l'ensemble des êtres d'une même espèce, d'assumer le quotidien.
Par exemple, les vérités suffisantes des abeilles butineuse ne sont guère différentes de celles de leur reine,..., celles du savant demeurent proches de celles du paysan.
Observez que notre notion de vérité suffisante est fort différente du concept : "épistémé", développé par Michel Foucault, un concept qui fait valoir les codes fondamentaux d'une culture à une époque donnée.
- des vérités nécessaires, à l’instar de celles argumentées par Platon, ci-dessous :
"Si réellement le mensonge est inutile aux Dieux, mais utile aux hommes sous forme de remèdes, il est évident que l’emploi d’un tel remède doit être réservé aux médecins, et que les profanes n’y doivent point toucher" (cf. La République III – 388d, 389d),
commentaire repris par Averroès :
"...il sied aux dirigeants de mentir à la masse de la même façon que le médicament sied pour la maladie. Et, de même que le médecin seul donne le médicament, de même celui qui ment à la masse, c’est le roi dans l’exercice de sa royauté.",
et développé par Maimonide :
"Il faut te pénétrer de ce que nous avons dit sur les croyances : tantôt le commandement inculque une croyance vraie qui est elle-même le seul but, comme par exemple, la croyance à l’unité, à l’éternité et à l’incorporalité de Dieu ; tantôt une croyance nécessaire pour faire cesser la violence réciproque, ou pour acquérir de bonnes mœurs." (cf. Guide).
- des vérités personnelles, souvent fluctuantes, qui associées aux expériences vécues, nourrissent le domaine de l’abstraction et participent des concepts, des idées, des anticipation, ..., et même, sont les expressions du sentiment religieux.
Ainsi, nous disposons de plusieurs types de vérités,
notamment les vérités d’époques et de civilisations, qui souvent, ont été établies par nécessité et parfois, sont invalidées par les sciences.
Ne nous étonnons donc pas que de nombreuses "fausses vérités" subsistent.
Néanmoins, ces fausses vérités n’attestent elles pas de nos degrés de liberté ?
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A vrai dire, nous sommes empreints de vérités relatives et suffisantes,
- relatives, puisque par exemple, nous jugeons suivant des antonymes : lent – rapides, …, noir – blanc, …, bien – mal,
- suffisantes car elles permettent de vivre.
Evidemment, ces vérités en présupposent aussi, d’autres qui sont essentielles, voire primordiales.
Citons ainsi, parmi ces vérités relatives et suffisantes, une des plus emblématiques : la compréhension simpliste et commune de la vision selon laquelle ce sont les yeux qui voient ; de nos jours, c’est d’ailleurs l’une des pierres d’achoppement de la philosophie (et de la théologie).
Qu’en est-il en réalité ?
Nous savons que les fréquences des ondes lumineuses sont extrêmement nombreuses, néanmoins les organes visuels ne permettent pas d’apprécier, distinctement, chacune de ces fréquences.
Nous ne reconnaissons que des regroupements de ces ondes effectués après la prise en compte de similitudes de caractères.
Ainsi, c’est par le biais d’un processus de regroupement inné plus ou moins "subtil", et par le langage, que nous pouvons reconnaître et dénommer les couleurs.
Plus ou moins subtil car ces regroupements innés ont lieu,
- dans notre rétine à l’aide de seulement trois types de photorécepteurs, chaque type étant "accordé" sur un groupe de fréquences d’ondes (chez les pigeons il y en a quatre, de ce fait les pigeons distinguent mieux les fréquences lumineuses, donc les couleurs, que nous).
- et dans notre cerveau grâce, semble-t-il, à quatre autres types de récepteurs qui permettraient de détecter les spectres des rouge, jaune, vert bleu, et violet (fait révélé par des expérimentations sur de très jeunes enfants).
Précisions complémentaires,
- les récepteurs biologiques ne captent pas une fréquence unique mais une fréquence à laquelle demeurent associées d’autres fréquences, souvent de plus faible amplitude.
Nous comprenons mieux ainsi, pourquoi nous pouvons voir toute une gamme de couleurs comme celles de l’arc-en-ciel.
- la perception par les yeux impose que la structuration du cerveau soit complétée, après la naissance et à l’aide des premières expériences vécues ; rappelons que le bébé de l’homme ne commence à avoir conscience de lui-même qu’à l’âge de quelque vingt mois.
La compréhension des processus visuels conduit donc à de nouvelles vérités qui affinent les vérités scientifiques actuelles.
Par exemple, certes en premières analyse, nous pouvons dire que la lumière naturelle provient d’un mélange de sept couleurs : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé et rouge, mais en réalité il s’agit d’un mélange d’ondes électromagnétiques diverses.
En conséquence, pour qu'il y ait reconnaissance des couleurs il convient impérativement que les caractéristiques de ces ondes électromagnétiques soient différentiées et interprétées suivant des critères de valeur communs à notre espèce.
Plus précisément, la reconnaissance des couleurs nécessite l'intervention (l’implication) d'une seule entité créatrice capable de transcender leurs ondes électromagnétiques afin de pouvoir les différencier et les juger selon des références de valeur.
Insistons davantage.
Pour conforter ce point de vue, il n'est nul besoins de connaître toutes les nombreuses théories sur les ondes et les rayonnements, qui, de plus en plus ésotériques, furent proposées par Descartes (1596 - 1650), Huygens (1629 - 1695), Newton (1642 - 1727), Young (1773 - 1829), Fresnel (1788 - 1827), ..., Maxwell (1831 - 1879), Broglie (1892 - 1987), ...
Il suffit de s’interroger à propos des causes primordiales de quelques expériences, au demeurant, banales.
Par exemple, nous savons que lorsque l’on fait tourner rapidement un disque divisé en secteurs sur lesquels sont respectivement peintes les couleurs de l'arc-en-ciel, nous voyons ce disque blanc.
Pourquoi cela ?
Est-ce l’œil qui fait le mélange des couleurs, comme cela est dit couraamment ?
Evidemment non.
L'œil n'est pas un opérateur.
L’œil est une structure biophysique (biologique) qui, avec des nerfs, permet le transfert de perceptions visuelles au cerveau afin que celles-ci soient reconnues et interprétées, par une entité opératrice qui les transcende ; néanmoins lorsque ces perceptions, ces couleurs, défilent trop rapidement, il ne permet pas de les différencier.
La toupie de Maxwell sur laquelle figurent uniquement le rouge, le vert, et le bleu, est tout aussi riche d'enseignements.
Elle montre que l'on peut recréer toutes les couleurs visibles en modifiant les intensités relatives de ces trois couleurs fondamentales, un fait appliqué en vidéo.
Cette toupie permet également de mettre en évidence la persistance rétinienne ; il s’agit d’un processus spécifique de mémorisation associé aux organes de vision,
un processus qui bien évidemment, n'est géré ni par les yeux, ni par le cerveau !
Ainsi, ces expériences, bien qu'extrêmement simples, révèlent que les yeux, à l'instar des télescopes, des microscopes, des appareils photographiques, des fibres optiques, ..., ne permettent qu'un traitement physique de l'information, préalable à d'impérieuses activités transcendantes de reconnaissance et d'interprétation.
Elles montrent en outre, que des ondes électromagnétiques sont des vecteurs du sens,
et nous conduisent à reconsidérer nombre d'attendus scientifiques, par exemple :
"La banque de données que représente l'ADN ne peut fonctionner que s'il y a des acteurs cellulaires capables de reconnaître des régions spécifiques de la double hélice et d'interagir avec elles. En fait, l'existence même d'un système comme celui de l'expression génétique dépend de la capacité des protéines à reconnaître certaines portions délimitées de la molécule d'ADN, à s'y attacher et à initier à leur niveau la transcription du gène adjacent....
Le parfait ajustement de l'une des structures les plus fondamentales des protéines au grand sillon de l'ADN facilite considérablement la reconnaissance de l'ADN par ces molécules, parce que ces dernières peuvent ainsi accéder de façon intime aux séquences de base de l'ADN .... ,
une protéine ne peut pas voir réellement une séquence d'ADN ; elle doit la sentir à la façon dont un aveugle lit un texte en Braille... " (cf. The Long Chain of Coincidence - M Denton).
Evidemment, les protéines n’ont aucunement la capacité de reconnaître des portions d’ADN, de s'adapter et de lire.
Ces facultés sont propres à l'entité créatrice, maître du "sens", qui, en tout être, utilise des protéines et a notamment,
- le pouvoir de mémoriser le patrimoine génétique à partir d'arrangements de quatre molécules azotées (Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine),
- la capacité de procéder à ces arrangements en respectant des chronologies rigoureuses,
- et les moyens de diffuser, en permanence, des myriades de directives à effet biologique, de directives à effet comportemental, voire, de directives à effet mortifère, dans l'ensemble des organes.
Gardons nous donc du réductionnisme et de ses inévitables "fausses vérités" !
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