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Transcendant - Dieu
Au début de troisième millénaire de notre ère, un vieil homme s'interrogea sur le sens de la vie et sur Dieu.
Se rappelant saint Augustin :
"J'ai interrogé la terre ; elle m'a dit : ce n'est pas moi, et tout ce qu'il y a en elle m'a fait la même confession. J'ai interrogé la mer, les abîmes, les formes rampantes de la vie ; ils m'ont répondu : cherche au-dessus de nous.. J'ai interrogé le vent qui passe, et l'air tout entier avec ses habitants m'a dit : Anaximène s'abuse, je ne suis pas Dieu. J'ai interrogé le ciel, le soleil, la lune, les étoiles: nous non plus, disent-ils, nous ne sommes pas le Dieu que tu cherches.....
Alors je me suis tourné face à moi : toi me suis-je dit, qui es-tu ? et j'ai répondu : un homme. Or voici qu'en moi s'offrent à moi, l'un au-dehors, l'autre au-dedans, le corps et l'âme. Auquel m'adresser pour chercher mon Dieu, cherché déjà au moyen de corps depuis la terre jusqu'au ciel, aussi loin que j'ai pu, en guise de coursiers, expédier mes rayons visuels ? .....
Pourquoi donc ne parle-t-Il pas de même à tous ? Les animaux le voient, petits et grands, mais sans pouvoir interroger, faute d'avoir en eux, tandis que les sens rendent compte, la raison pour juge. Les hommes au contraire peuvent interroger.... " (cf. Confessions - Livre X, 6 à 10),
le vieil homme empli de sagesse, se tourna, lui aussi, vers son corps.
Il le savait constitué de choses mystérieuses : des dizaines de milliards de cellules qui toutes, expriment de curieuses facultés permettant de reconnaître, de juger, de choisir, …, de décider et d’agir.
Il questionna ainsi les cellules de son cerveau, ses neurones, et surprise constata que ceux-ci étaient muets.
Méditant sur ce fait, il comprit que les neurones, comme tous les êtres et tous les organes d'ailleurs, de par leur seule nature physique, ne disposent d'aucune faculté ; en revanche, il prit conscience que ce sont des moyenls biologiques qui, avec les facultés, permettent d'oeuvrer, ce qui est fort différent !
Se remémorant alors une pensée de Marc - Aurèle :
"Je suis composé d'un corps et d'une âme. Tout est indifférent pour le corps, car il ne peut rien discerner. " (Pensées, Livre sixième),
notre sage sut que son esprit ne s'égarait point.
Corrélativement, il lui apparut que pour reconnaître et juger dans le cadre de repères de valeur, choisir, ..., in fine : décider, il convenait impérativement et tout à la fois, de transcender les phénomènes (de se situer à distance des phénomènes) et d'interpréter leurs caractéristiques.
Quelles qu'elles soient, les informations transmises ne présupposent-elles pas des vecteurs et des mémoires du "sens" (par exemple, le son ou l'écriture) et l'interprétation, innée ou innée et consciente, des caractéristiques de ces vecteurs ?
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