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Inspirations, Apparitions et Révélations Version imprimable Suggérer par mail
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Inspirations, Apparitions et Révélations
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                                       Inspirations, Apparitions et Révélations




Si l’on se réfère à la tradition biblique, l’implication permanente dans le monde, d’une entité créatrice de caractère divin, ne fut jamais objet de révélations,
pas plus que ne le fut l’identité spirituelle des êtres,
des faits essentiels s’il en est !

Les révélations ne concernèrent que quelques faits sacralisés par des esprits éveillés, charismatiques et responsables, et ce probablement par nécessité.
D’ailleurs, nombre de ces faits, souvent empreints de mythes et de légendes, sont devenus de "fausses vérités".

Par bonheur désormais, les connaissances en plusieurs domaines, notamment en neurobiologie, jettent un nouvel éclairage sur nombre de phénomènes cérébraux mystérieux, en particulier sur les inspirations, les apparitions et les révélations.
Que pouvons-nous en dire ? 

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Les concepts, les idées et les textes anciens les plus remarquables mettant en exergue les pouvoirs mystérieux dont l’homme a le pressentiment, et les phénomènes surnaturels dont il est parfois l’objet, sont sans conteste, ceux dits révélés, transmis par la tradition biblique puis empreints de philosophie grecque.

Ainsi, Clément d’Alexandrie (150, 215), un des pères de l’église chrétienne, parlait de la philosophie grecque, comme d’une seconde alliance divine qui permet de mieux faire comprendre le rôle du christ.

Quant à Origène d’Alexandrie (185, 254), autre théologien chrétien, il estimait que le "logos" des Ecritures (la parole qui jaillit du Père, le Verbe de Dieu) est également présent dans la nature, voire dans l’univers :
"Dans la création brille la même lumière du logos ; comme il habite dans le livre de la loi, le logos habite le livre de la nature, il suffit de lever les yeux et de regarder."(cf. Homélie sur la Genèse).

Nous pouvons donc penser qu’en ces temps, pour les esprits éclairés, l’implication permanente du "logos" dans le monde, était un fait apodictique (un fait incontestable et nécessaire), malgré les réserves de certains théologiens comme saint Augustin (354, 430) :
" … Tu me procuras (en parlant de Dieu), par l’intermédiaire d’un individu tout gonflé de l’orgueil le plus farouche des livres platoniciens traduits du grec et du latin.
Or j’y ai lu, non pas bien sûr, mot pour mot, mais suggéré tel, à s’y méprendre, par maintes sinueuses raisons, que dans le principe était le Verbe, et que le Verbe était en Dieu et que le Verbe était Dieu …
J’y ai lu de même que le Verbe, en tant que Dieu, est né non de la chair, non du sang, non du vouloir de l’homme, non du vouloir de la chair, mais de Dieu.
Mais que le Verbe s’est fait chair et qu’il a habité parmi nous : voilà que je n’y ai pas lu." (cf. Confessions - Livre VII, 9 à 14).

Hélas, de concile en concile, la croyance en l’implication permanente du "logos" dans le monde, une intuition riche d’espérances crédibles, fut progressivement mise sous le boisseau, même rejetée.
A tel point que désormais, pour les chrétiens, les relations de Dieu avec le monde passent exclusivement par la personne du Christ et l’humanité,
comme si la dynamique du réel était conduite par des lois universelles,
comme si cette dynamique ne nécessitait pas la prise en compte incessante de repères de valeur,, notamment de durées ces intervalles qui n’étant pas de l’espace, sont d’ordre transcendant.

Saint Augustin reconnut d'ailleurs cette "exclusivité" quand il écrivit à propos de l’âme, à propos des âmes :
"Oui l’Etre absolu que tu es, ..., mon âme est devant toi comme une terre sans eau. Oui, de même qu’elle ne peut de son propre fond s’illuminer, elle ne peut non plus de son propre fond se rassasier, ...
les âmes, ..., tu les arrose au moyen d’une source cachée d’eau douce, pour qu’aussi la terre donne son fruit." (cf. Confessions – Livre XIII, 16 à 21).

Néanmoins, par quelle source (par quels moyens) Dieu donne-t-Il, délègue-t-Il des pouvoirs et des informations à l’âme humaine ?
A notre connaissance, saint Augustin ne s’en ouvrit jamais.

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