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Inspirations, Apparitions et Révélations Version imprimable Suggérer par mail
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Inspirations, Apparitions et Révélations
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Curieusement, les théologiens, bien que reconnaissant dans la révélation une dimension transcendante, n’ont jamais vraiment débattu du domaine de l’abstraction qui recèle les sentiments, les pressentiments, les concepts, les idées, les représentations du réel dont les apparitions sont des expressions singulières, …, les intuitions, les illuminations, les prophéties et les révélations,
c’est à dire du lieu intemporel où se déroulent les activités d’ordre transcendant, qui permettent à l’entité créatrice qui nous anime, de nous faire entendre le monde et de nous responsabiliser.

De plus, répétons-nous à nouveau, à l’instar de l’intelligentsia actuelle, les théologiens considèrent encore que la dynamique universelle est conduite par des lois comme si celles-ci étaient capables de reconnaître, de juger, de choisir, …, d’intégrer les évolutions dans des chronologies rigoureuses, …, de décider et d’agir.
Crédulité inexcusable aujourd’hui, à l’aube du troisième millénaire !
Nous ne cessons de l’argumenter,
nous évoluons dans un cybermonde où le "sens" est omniprésent,
nous évoluons dans un éternel cyberunivers, à jamais inachevé, où en permanence, est impliquée une entité créatrice de caractère divin.

Il est vrai, quelques théologiens monothéistes éveillés eurent cette intuition ; il leur était néanmoins difficile de l’exprimer clairement.
Citons saint Grégoire Palamas (1296 – 1359) ermite orthodoxe qui fut archevêque de Thessalonique :
"Certes, ceux qui sont divinisés ne sont pas simplement améliorés dans leur nature, mais ils reçoivent en outre cette divine énergie : l’Esprit Saint lui-même, ….
Mais, s’il en est ainsi pour les saints comme il en est pour toutes les créatures, c’est à dire si Dieu, selon ses habiles réflexions, créait la sainteté dans les saints de la même façon qu’il crée dans les autres êtres les qualités qui leur conviennent, quel besoin du Christ et de sa venue sur terre ? quel besoin, encore une fois, de l’Esprit insufflé, envoyé et établi à demeure dès le commencement ? En effet, il aurait été en nous aussi bien que dans l’univers, et Dieu n’en serait pas moins créateur et déificateur." (Cf. - De la divine et déifiante participation ou De la divine et surnaturelle simplicité, 3).

Que reste-t-il de ce mysticisme réaliste, d'inspiration platonicienne et plotinienne (néoplatonicienne) ?
Rien, celui-ci fut "balayé" par une mystique anthropocentrique, souvent exprimée par des discours de plus en plus alambiqués, abscons :

"Là où, fort et vivant, Dieu, le but de toute vie de l'esprit, se dresse devant les âmes, son absoluité se communique d'une façon toute spontanée aux expériences vécues, aux énoncés et aux options se rapportant à Lui. Cela vaut pour toutes les formes de religion, aussi bien pour celles qui sont grandes et sublimes que pour celles qui sont confuses et indigentes. Toutes pensent être absolues dans leur propre manière d'être ; elles en ont le droit aussi longtemps que n'a pas disparu leur confiance spontanée en elles-mêmes ...
L'absoluité naïve des religions historiques naissantes n'est donc rien d'autre que le lien intime et profond qui unit les porteuses de la révélation, au Dieu s'exprimant en elles ; cette légitimité des prétentions spontanées à la validité se mesure à la force rédemptrice et libératrice qui émane de la croyance en elles.",

"L'existence de Dieu et son activité ne doivent pas être vues ou prouvées à partir du monde, de la nature ou d'un petit fragment de l'histoire terrestre qui nous serait connu … ; ... Dieu peut seulement se faire connaître par Lui-même grâce à la sensation intérieure et à la certitude du tout des choses et de son être que nous appelons sentiment religieux ou sensation religieuse et que précisément nous sentons clairement comme la présence de Dieu en nous." (Cf. Ernest Troeltsch qui inspira le néo-protestantisme du début du XXe siècle – extraits d’un texte publié en 1913 sous le titre : Révélation).

Soyons clairs et précis.

Nous pouvons désormais argumenter, avec force et assurance, l’implication permanente dans le monde, d’une entité créatrice qui bien que de caractère divin n’est pas omnipotente, ne serait-ce que parce qu’elle ne peut surmonter des contraintes universelles et qu’en nous, elle doit œuvrer pour savoir et chercher pour savoir davantage.
En outre, sachant que la dynamique universelle atteste le respect de directions et la prise en compte de repères de valeur, notamment de durées ces intervalles qui ne sont pas de l’espace,
cette non omnipotence conduit à postuler par nécessité, une référence ultime, un Pouvoir Transcendant Suprême que nous nommons Dieu.
Ainsi et hélas, de Dieu nous ne savons rien de plus !

Mystérieusement aussi, cette entité créatrice délègue à chaque homme, une infime part de sa responsabilité dès lors qu’elle se reconnaît dans son je (moi, ego, sujet, esprit).
En d’autres termes, l’homme ne pourrait avoir conscience du monde sans qu’émergent de son état de conscience, d’incessantes révélations plus ou moins précises et subtiles.
D’ailleurs, la première de ces révélations, n’est-elle pas celle qui permet au bébé homme, vers quelque vingt mois, de prendre conscience de lui-même en se reconnaissant dans un miroir ?

Mais alors, est-ce faire preuve de panthéisme lorsque l’on considère que Dieu, l’entité créatrice de caractère divin (le "Divin") en charge de la dynamique universelle et l’univers sont en interaction permanente ?
Certes non.
Dans le cybermonde où nous évoluons, interfèrent en permanence, ce qui est réel et ce qui est potentiel, physique et spirituel, immanent et transcendant, temporel et éternel,
c’est pourquoi le monde n'est pas Dieu, pas plus que le "Divin" n'est matière, pas plus que le "Divin" n’est Dieu !

Bien évidemment, les théories scientifiques et les discours philosophiques et théologiques ne permettront jamais de "pénétrer" les domaines, les "ordres", les "essences", selon nous les Unitaires, dont sourdent les pouvoirs et les interactions qui, de toute éternité, permettent d’établir le monde dans sa diversité ; nous voulons parler :
- de l'entité sans forme et sans structure, de l’Unitaire dont émerge les énergies et la matière, c’est à dire de l’énergie universelle dont tous les scientifiques parlent sans en rien connaître,
- et de l'ordre de caractère divin, de l’Unitaire transcendant dont relève l'entité créatrice qui se reconnaît en nous, théorise et discourt.

Seules quelques relations d’implication du "Divin" dans le monde, sont accessibles à l’entendement conscient.
A nous de les rechercher et de les prendre en compte, afin qu'elles permettent le plein épanouissement de notre vie spirituelle.


Paul  Moyne



 
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