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Potentialités :
potentialités physiques, biologiques, cérébrales …
Certains espaces que l'on croyait vides, tel les entre-deux des choses (les intervalles spatiaux qui séparent les objets), se révèlent emplis d’informations, de directives et de potentialités comme les forces universelles en tous genres,
des informations, des directives, et des potentialités qui sont représentatives d'activités d’ordre transcendant et ainsi, porteuses (vecteurs) de la divine noblesse du monde.
En particulier, au niveau élémentaire des êtres, se déroulent d'incessantes anticipations du devenir (les réactivités de tout organisme, entre autres par le biais du processus immunitaire, l'attestent de manière patente),
tandis que corrélativement, des directives à effets biologiques et à effets comportementaux, voire à effets mortifères, sont constamment diffusées dans l'ensemble du corps, sans altération de "sens" durant leur transfert (ces directives sont notamment insensibles aux interfaces entre les cellules).
Que présupposent de tels faits ?
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En une époque où les connaissances du monde étaient fort sommaires, Platon s’interrogeait déjà sur l’état potentiel des choses en se demandant où réside la réalité en soi (nous avons une représentation de la réalité mais nous ne connaissons pas la "réalité même") :
"Parménide : Parce que, Socrate, j’imagine que toi et tout autre personne qui pose qu’il y a de chaque chose une réalité en soi admettriez, pour commencer, qu’aucune de ces réalités ne se trouve dans notre monde.
Socrate : Comment en effet une réalité en soi pourrait-elle se trouver dans notre monde ?" (cf. Platon – Parménide, 133c).
Quelques siècles plus tard, Plotin fut, lui aussi, sensible au problème posé par l’état virtuel en attente d’actualisation (rappelons que par actualisation, nous entendons passage de l’état potentiel à l’état de réel, de l’intemporel au spatio-temporel, de l’état "sans dimension" à l’état "avec dimensions", de l’unitaire au fractal) ; il se demandait par exemple :
- "Est-ce que le monde de là-haut contient toutes les choses qui sont ici-bas ?
Ne peut-on pas dire qu'il contient toutes les choses qui sont produites par une raison formelle (logos) et selon une forme spécifique ? ....,
Mais s'il contient le feu, il contient aussi l'eau, il contient donc aussi, finalement, les plantes.
De quelle manière les plantes sont-elles donc là-haut ?
Et le feu d'ici-bas, de quelle manière vit-il ?
Et la terre d'ici-bas, de quelle manière vit-elle ?
Car ou bien ils vivent, ou bien, étant en quelque sorte, privés de vie, ils seront pourtant là-haut, en sorte qu'il faudrait dire, dans ce dernier cas, qu'il n'est pas vrai que tout ce qui est là-haut est vivant." (Cf. Traité 38. 10, 5),
- "Les animaux préexistent-ils dans l’esprit ?
Mais le cheval et les autres animaux, comment peuvent-ils être réellement présents là-haut ?
Comment ne pas être obligé de dire que le Dieu a dû, pour les produire, regarder vers les choses d’ici-bas ?
Mais dira-t-on, si, pour qu’il y ait ici-bas un cheval ou quelque autre animal, il avait inventé la notion de cheval ?
Pourtant, comment serait-ce possible que, voulant faire un cheval, il ait imaginé la notion de cheval ? Car, c’est évident, s’il voulait précisément un cheval, il fallait bien que la notion de cheval existât déjà. Ainsi, il n’était pas possible qu’il imaginât la notion de cheval pour le produire, mais il fallait d’abord qu’il y ait un cheval non sujet au devenir, avant celui qui serait produit, plus tard, après cela.
Si donc le cheval existait avant le devenir et s’il n’a pas été d’abord imaginé afin d’être ensuite produit, ce n’est pas parce qu’il regarde vers les choses d’ici-bas que celui qui possédait en lui ce Cheval intelligible l’a eu en lui et ce n’est pas parce qu’il avait l’intention de produire les choses d’ici-bas qu’il a eu en lui ce Cheval et les autres animaux, mais les animaux préexistaient en lui et les animaux d’ici-bas sont venus nécessairement à la suite….
Qui pourrait en effet, arrêter une telle puissance qui peut aussi bien demeurer en elle-même que sortir d’elle-même ?" (cf. Traité 38 - 8, 4 -10).
Aujourd’hui, nous pouvons, et nous devons, nous interroger davantage,
avant son existence, avant son état perceptible, avant son état sensible, comment est le réel ?
Esquissé ? :
"Qu’est-ce qui empêche en effet que la puissance de l’Âme du Tout, puisqu’elle est une raison (logos) qui est toute chose, ne fasse une première esquisse des formes animales avant que les puissances des âmes ne parviennent jusqu’à ces formes et que cette pré-esquisse ne soit en quelque sorte un ensemble d’illuminations projeté en avant-coureur sur la matière ? Dès lors, l’âme dont le rôle consiste à achever cette esquisse, n’a qu’à suivre ces traces pré-esquissées et à les découper selon leurs parties : chaque âme produit ainsi et devient elle-même la partie vers laquelle elle est allée..." (Cf. Traité 38 – 7, 10).
Sans reconnaître à l’âme un rôle d’opérateur comme l’imaginait Plotin (elle n’est qu’un concept représentatif d'une identité spirituelle), nous croyons néanmoins au "réalisme" d’un domaine intemporel où demeurent les potentialités nécessaires à la dynamique universelle,
c'est à dire en l’existencee d'un espace d'implication du Divin dans le monde.
Certaines de ces potentialités, après actualisation, se sont d'ailleurs traduites par d'extraordinaires moyens permettant de reproduire et de diffuser le "sens", nous faisant ainsi davantage participer à la dynamique évolutive du cybermonde dans lequel nous évoluons.
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