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potentialités physiques, biologiques, cérébrales … Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
potentialités physiques, biologiques, cérébrales …
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De suite après la fécondation, processus essentiel de la vie, l’embryon unicellulaire (le zygote) résultant de l’union de deux gamètes, mâle et femelle, est dédoublé, 
ces deux cellules sont à leur tour partagées donnant alors naissance à quatre cellules, …. puis à huit, seize, etc., etc...

Vous l’avez noté, nous avons parlé de cellules qui sont dédoublées et non pas de cellules qui se dédoublent, ceci afin de ne pas occulter l’entité créatrice (opératrice) qui conduit ce processus.

En outre, à leur naissance, les cellules sont identiques et recèlent les mêmes potentialités d'évolution, en d'autres termes, toute cellule peut devenir un neurone, une cellule du foie, …, ou une banale cellule de la peau.
D’autre part, les cellules ne peuvent être différenciées et remplir pleinement leur rôle, que grâce à d’incessants flux d'organisations de processus et d’informations qui prennent en compte, outre leur environnement, les expériences heureuses et malheureuses qui émaillèrent, qui émaillent l’histoire du phénomène de la vie et de l’être.

Il n'y a donc pas de mutations sans potentialités génétiques en attente d'actualisation (de matérialisation).
Rappelons, par exemple, que de nombreuses sortes de bactéries recèlent deux possibilités de mutation pour leur permettre de survivre lors d'aléas dramatiques. (cf. Barry G. Hall - Spontaneous point mutations ..., Genetics, 1997).
Hall conclut même que "la génération sélective de mutations par un procédé inconnu est une solution qui ne peut pas et ne doit pas être rejetée.". 
John Cairns a également observé que le taux d'actualisation de certaines mutations potentielles, est plus élevé chez les bactéries qui en ont besoin pour survivre que chez celles qui n'en ont pas besoin. (cf. The origin of mutants - Nature).

Bien évidemment, ce ne sont pas des processus qui conduisent ces activités de création, ces anticipations pour faire face aux aléas, et ces actualisations.
Néanmoins nous pouvons admettre le "réalisme" (l'existence) d'organisations de processus à effet biologique qui permettent de déclencher ou non, de verrouiller ou de déverrouiller, en respectant des chronologies rigoureuses, l'actualisation de telle ou telle potentialité,
et ce, en tenant compte d'expériences vécues et d'anticipations.

Mais alors, incontournables problématiques,
où ces processus résident-ils 
et qui les élabore ?,
qui est maître du "sens" et du temps (des durées) ?

Nous voici donc fort éloignés des questions traditionnelles, et il ne suffit pas de répondre de manière simpliste, comme le font de nos jours les généticiens, que les directives biologiques émanent du patrimoine génétique, ce grand livre de la vie.
Rapportons à ce propos, une de ces réponses, banalisée à l’extrême, puisée dans la littérature spécialisée :

"Les gènes sont représentatifs d’une vaste bibliothèque d’informations et de directives, qui comporte quelque quarante mille livres écrits dans un langage et un alphabet communs à l’ensemble du phénomène de la vie.
Quant aux lettres de ce grand livre de la vie, ce sont les molécules qui constituent l’ADN.
Cette bibliothèque est en outre contenue tout entière dans une sphère microscopique : le noyau ; celui-ci est nettement séparé du cytoplasme, cette immense et mystérieuse usine où sont conçues et élaborées les protéines en fonction de directives singulières émanant de l’ADN, protéines qui elles-mêmes, sont les véritables acteurs de la dynamique des cellules....
Ce sont les protéines produites par la cellule, qui, collectivement, en déterminent les évolutions et les comportements....
La différence entre deux cellules qui appartiennent à deux familles distinctes de notre corps, comme une cellule du cerveau et une cellule du foie, est due au fait que chaque famille de cellules consulte des informations génétiques différentes et fabrique donc des protéines différentes. Aucune cellule ne peut lire et utiliser la totalité des informations génétiques contenues dans la bibliothèque des gènes, commune à toutes les cellules du corps.".

Certes, nous pouvons considérer les molécules d’ADN comme étant les lettres du livre de la vie, néanmoins, et cela n’est jamais dit, c’est parce que des ondes électromagnétiques sont inexorablement associées aux atomes, que ces molécules sont mémoire et vecteurs du langage génétique ; c’est d’ailleurs, pourquoi il n’y a pas d’abysse structurel entre la matière inerte et la matière vivante.
D’autre part, les cellules, les protéines, les gènes, les neurones, les activateurs, les répresseurs, les organes, …, ne peuvent pas reconnaître, lire, consulter, juger, choisir, …, décider et agir. 
L’élaboration et la diffusion de processus génétiques présupposent donc une entité créatrice d’ordre transcendant, impliquée en tout état des êtres et des choses, ayant, entre autres, la faculté d’interpréter les caractères de ces ondes, vecteurs universels du "sens".

Gardons-nous dès lors, du monisme scientifique, en particulier de la compréhension exprimée au cours des années 1980, par James Watson co-découvreur avec Francis Crick de la structure de l’ADN :
"Dans chaque cellule, environ sept pour cent de l’ensemble de l’ADN est utilisé pour fabriquer des protéines. ... Il paraît très improbable que l’activité des quatre-vingt-treize pour cent restant de l’ADN soit bloqué par des dizaines de milliers de protéines "répresseurs" différentes. Le bon sens suggère que dans nos cellules ..., la plupart des protéines qui contrôlent les gènes agissent comme des activateurs et non comme des répresseurs." (Cf. Molecular Biology of the Cell),

Précisons aussi que contrairement à ce qui est souvent annoncé, les informations et les organisations de processus
mémorisées à l’état potentiel sur l’ADN, n’ont jamais été décryptées, et ne le seront jamais.
Les généticiens ne font que mettre en évidence et comparer les structures moléculaires de l’ADN, ce qui est fort différent !
Cependant, pourquoi ces organisations de processus attestent-elles toutes le respect d’une mystérieuse direction ? :
vers toujours plus de complexité.

L’expérience imaginée et réalisée par Otto Loewi au cours des années 1920, est également riche d’enseignements quant à l’actualisation de potentialités :
"Otto Loewi préleva les cœurs de deux grenouilles et les perfusa avec une solution saline similaire au liquide corporel. Puis il stimula électriquement les nerfs du premier cœur, ce qui changea son rythme de battement …. Quand il retira la solution perfusée au cœur stimulé et l’injecta dans l’autre cœur, celui-ci changea aussi la fréquence de son battement comme s’il avait été stimulé, indiquant qu’une substance libérée par le premier cœur était transférée au second." (Cf. Joseph Ledoux - Neurobiologie de la personnalité).

Riche en informations car nous pouvons considérer la solution perfusée injectée dans le second cœur, comme une mémoire et un vecteur d'organisations de processus, à l’état potentiel, qui permettent des effets biologiques,
ce qui conduit une fois encore, à croire au réalisme (à l’existence) de potentialités en attente d’actualisations.

*

A propos de l’impact des contraintes environnementales sur l'actualisation des potentialités génétiques et cérébrales, citons la coexistence des Néandertaliens et des Cro-Magnon, deux types d'hommes qui émergèrent de l'Homo erectus apparu en Afrique il y a plus de 1,5 millions d'années.
D’après ce qui est actuellement reconnu, nous savons aussi que l’homme de Neandertal (Homo neanderthalensis) évolua durant quelque 170 000 ans en Europe, moins au Proche-Orient, pour disparaître subitement et mystérieusement, il y a environ 30 000 ans ; il cohabita ainsi, probablement durant 5 000 ans, avec l'homme de Cro-Magnon, notre ancêtre direct arrivé en Europe voici 35 000 ans.

Les découvertes scientifiques incitent également à croire que les petites différences morphologiques qui les caractérisent, remontent à quelque 600 000 ans, et que leur pouvoir d'adaptation aux conditions climatiques extrêmes qu’ils connurent, atteste de potentialités cérébrales comparables aux nôtres, notamment de facultés qui permettent d'anticiper.
Autant de faits qui montrent que ces deux types d’hommes, furent les fruits d'actualisations différentes de potentialités génétiques semblables, intéressant le corps et le psychisme,
actualisations différentes, bien évidemment, en raison de contraintes environnementales spécifiques et de conditions sociales distinctes.
Dès lors, nous comprenons mieux pourquoi des individus apparemment semblables peuvent être plus ou moins créatifs !


Pourquoi par exemple, la forme des pierres taillées par les Néandertaliens pour faire des outils, n’a semble-t-il guère évoluée durant des milliers d'années, alors qu’en la matière, les hommes de Cro-Magnon n'auraient eu cesse d'innover.
Si nous nous référons aux bijoux, la différence est encore plus révélatrice ; les plus anciens ornements humains connus appartiendraient aux hommes de Cro-Magnon (quelques spécimens de bijoux extrêmement rudimentaires, fragments de silex et morceaux d'os marqués de stries régulières ou de chevrons, sont néanmoins attribués aux néandertaliens).
Or le bijou n'a aucune valeur fonctionnelle ; en revanche c’est un vecteur de sens qui présuppose des capacités d’abstraction puisqu’il est destiné à mettre en évidence un statut social ou une idée que l'on a de soi.

De nombreuses autres évolutions du psychisme de nos ancêtres, bien qu’elles paraissent banales, sont tout aussi remarquables ; limitons-nous à deux exemples :

- des recherches au Moyen-Orient ont montré qu'il y a quelque 12 000 ans, des populations tribales acclimatèrent, puis, progressivement "améliorèrent" la production de certaines graminées jusqu'alors sauvages.
Certes ces nouveaux comportements tendaient à satisfaire des besoins vitaux, cependant ils n'auraient pas été possibles sans un vaste éventail de potentialités cérébrales qui permettent à l’homme, d’observer, de reconnaître, de juger, …, d'anticiper et de créer.

- des deux côtés de l'Atlantique, en des époques distinctes et des lieux différents, des civilisations n'ayant aucun contact culturel, montrèrent des actualisations similaires de potentialités cérébrales semblables ; il en fut ainsi pour la construction de pyramides en Afrique et en Méso-amérique.
Citons les similitudes entre les plus anciennes pyramides égyptiennes, et la pyramide à étages construite, il y a quelque 4600 ans sur le site de Caral, dans le désert côtier du Pérou (découverte en 1994).
Les pyramides mayas, plus récentes, furent également précédées de sépultures modestes en bois, semblables aux tombeaux de l'ancienne capitale égyptienne d'Abydos.
Bien évidemment ces similitudes ne relèvent en rien du hasard, ne serait-ce que parce que toutes ces pyramides révèlent le pressentiment commun d’une vie après la mort.

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