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potentialités physiques, biologiques, cérébrales … Version imprimable Suggérer par mail
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potentialités physiques, biologiques, cérébrales …
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L’actualisation des potentialités est donc un phénomène extrêmement mystérieux quasi ignoré des philosophes et des théologiens, dont seules quelques bribes émergent du phénomène de la vie.
Ainsi,

- les bactéries totalement déshydratées, même après de longs séjours à très basse température, reprennent vie dès qu'elles sont replongées dans leur milieu naturel.
Déshydratées, elles sont en effet des ensembles inertes de molécules carbonées (de la matière inerte) qui ont néanmoins des possibilités singulières de développement, à l'état potentiel,
des potentialités que par exemple, l'eau à l'état liquide permet d'actualiser.

- les brusques variations de température permettent d’influencer l’actualisation du patrimoine génétique des embryons de drosophiles, ce qui peut notamment se traduire par des modifications d’organes affectant leur descendance.

- bien que les réactions du visage n’aient apparemment aucun effet vital, des individus d'ethnies fort différentes comme les Papous et les Américains, ont des contractions faciales semblables, lorsqu'ils expriment leur chagrin. (cf. Paul Ekman - Telling Lies).
D’ailleurs, les animaux évolués comme les chimpanzés expriment aussi, leurs émotions.
Cependant, précision essentielle, quoique les réactions physiques relèvent de muscles (par exemple, les contractions des glandes médullosurrénales qui permettent de libérer l'adrénaline),
les muscles n’ont pas le pouvoir de sentir, de juger, …, et de décider !

Nous pourrions évoquer d’autres faits mais ils ne conforteraient guère plus notre compréhension de l’actualisation ; nous considérons que celle-ci nécessite des activités de deux ordres : physique et transcendant.

Dès lors, dans notre recherche des causes primordiales, nous nous gardons des discours réducteurs même s’ils sont prononcés par des esprits brillants,
Descartes nous excusera !:

"Comment la joie fait rougir ... Ainsi la joie rend la couleur plus vive et plus vermeille, pour ce qu'en ouvrant les écluses du cœur elle fait que le sang coule plus vite en toutes les veines .... ",

"Comment la tristesse fait pâlir ... La tristesse au contraire, en étrécissant les orifices du cœur, fait que le sang coule plus lentement dans les veines ... ",

" ... si nous voyons quelque animal venir vers nous, la lumière réfléchie de son corps en peint deux images, une en chacun de nos yeux ; et ces deux images en forment deux autres, par l'entremise des nerfs optiques, dans la superficie intérieure du cerveau qui regarde ses concavités ; puis de là, par l'entremise des esprits dont ces cavités sont remplies, ces images rayonnent en telle sorte, vers la petite glande que ces esprits environnent, que le mouvement qui compose chaque point de l'une des images tend vers le même point de la glande, vers lequel tend le mouvement qui forme le point de l'autre image, lequel représente la même partie de cet animal ; au moyen de quoi les deux images qui sont dans le cerveau n'en composent qu'une seule sur la glande, qui agissant immédiatement contre l'âme, lui fait voir la figure de cet animal." (cf. Descartes - Les passions de l'âme – Articles 115, 116, 35).

Les potentialités, en particulier génétiques, telles que nous pouvons les concevoir de nos jours, étaient évidemment inconnues de Descartes.
Il en est de même de l’entité créatrice qui les actualise, manifeste des intentions, de la volonté, des émotions, …, tout en se reconnaissant dans le moi (je, sujet, ego, esprit).
Notez cependant que Descartes dut imaginer de petits opérateurs, les fameux esprits situés dans les cavités cervicales ! 

Qu’en est-il aujourd’hui ?
La compréhension est comparable ; par exemple, les biologistes considèrent les gènes comme des opérateurs singuliers, imaginant ainsi les gènes de l'alcoolisme, de l'homosexualité, de l'hyperactivité infantile, … 

Or, répétons-nous à nouveau,
de par sa seule nature physique la matière, quelle qu’elle soit, ne peut pas reconnaître, juger, choisir en respectant des critères communs de valeur (notamment les durés ces intervalles qui ne sont pas de l’espace), …, in fine : décider et agir.
En revanche, c’est un moyen, animé ou inerte, qui permet de conduire le monde,
un moyen, grand mystère, à la discrétion d’une entité créatrice de caractère universel, qui le transcende tout en lui étant associé (impliqué). 
En conséquence, les gènes fâcheux comme celui dit de l'alcoolisme, sont des anormalités (des non-normalités) chromosomiques qui peuvent conduire à des actualisations hors du commun de potentialités génétiques, chez quelques individus. 

D’ailleurs, s'il existait des gènes spécifiques de tel ou tel comportement physique ou psychique, le patrimoine génétique de l'homme devrait être nettement plus riche que celui des animaux supérieurs ; songeons à nos extraordinaires capacités cognitives.
Or il n'en est rien.
Nous savons désormais que l'ADN de l'homme et ses 3 milliards de paires de bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine a seulement entre 20.000 et 25.000 gènes (les biologistes tablaient sur un patrimoine de 100.000, voire 150.000 gènes !).
Le génome humain est en outre, à 98,4%, identique à celui des chimpanzés (pour information également, le génome du Tétraodon nigroviridis, petit poisson des mers du sud-est asiatique, détient déjà 90% des nos gènes, il est vrai, avec moins de paires de bases : 385 millions).

                                                                                                           *

Interrogeons-nous davantage.
Comment les potentialités génétiques de l’homme permettent-elles des comportements si subtils, puisque vis-à-vis des espèces évoluées, elles ne relèvent d'aucun accroissement spectaculaire de complexité biologique ?
De plus, comment comprendre que parmi les mutations génétiques, certaines permettent des modifications biologiques et d'autres sont, apparemment, sans effet ?

Pour tenter de répondre il convient de dépasser les théories scientifiques actuelles.

Que nous enseignent par exemple, les généticiens quant aux causes qui conduisent à la différenciation (à la variabilité) des individus ?
Selon une communication faite par Axel Kahn, au forum de l'Unesco sur le racisme, à Durban (Afrique du Sud) le 3 septembre 2001 :

"... le mode d'action des gènes, c'est à dire le mécanisme par lequel ils influencent les propriétés des êtres vivants, est combinatoire à la manière dont c'est la combinaison des mots qui donne sens à la phrase ou au texte. Or ce n'est pas le nombre de mots utilisés qui fait la qualité littéraire d'un texte, de même que ce n'est pas le nombre de gènes qui explique l'étendue des potentialités humaines ... ".

Certes le mécanisme qui permet la spécificité des êtres est de type combinatoire et peut être comparé à celui recouvrant la combinaison des lettres dans le mot, des mots dans la phrase et des phrases dans le discours,
néanmoins et nous insistons à nouveau,
ce n'est pas la combinaison qui donne "sens" au mot, à la phrase et au discours, mais l'interprétation de cette combinaison c'est à dire l'interprétation de la position des lettres dans le mot, des mots dans la phrase, des phrases dans le discours, ce qui est fort différent !

Ainsi, en regard du dualisme que nous argumentons, nous comprenons mieux pourquoi de petites différences génétiques peuvent avoir des conséquences spectaculaires sur la structuration des êtres, comme en témoignent, les différences physiques et psychiques entre les hommes et les chimpanzés, alors que leurs gènes comme nous l'avons précédemment dit, sont identiques à 98,4%.
Plus précisément,
sachant que des ondes électromagnétiques sont les vecteurs primordiaux du sens,
nous comprenons mieux pourquoi une légère modification de l’interférence de ces ondes inexorablement associées aux composants de l'ADN, permet de transformer radicalement des organisations de processus génétiques à effet biologique et des organisations de processus génétiques à effet psychique
,
interférence qui est équivalente à la modification de la position des lettres, des mots et des phrases dans le discours.

Ressurgissent alors les problématiques désormais incontournables :
- quel est l’ordre (la nature) des facultés qui permettent la reconnaissance et l’interprétation des caractéristiques des ondes électromagnétiques, vecteurs du "sens", qui sont associées à l'ADN et à l'ARN ?,
- qu'en est-il de l'entité créatrice qui juge et utilise les quatre bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine,
et qui, face à des contraintes inexorables et par le biais de processus combinatoires, a, en permanence, charge d'élaborer et d'actualiser les potentialités génétiques, en fonction des conditions de vie ?

La quête des causes primordiales présuppose donc, plus qu’hier, une extrême rigueur sémantique et une grande ouverture d’esprit,

- rigueur sémantique qui conduit notamment à la critique, voire à la négation, de beaucoup d’expressions lapidaires actuelles émises par les vulgarisateurs scientifiques ; la liste est longue, néanmoins deux suffisent pour montrer clairement la nécessité d’une telle rigueur :

* "les gènes dirigent la synthèse des protéines".
Les gènes ne dirigent pas, ne dirigent rien, mais ils sont mémoires et vecteurs des organisations de processus qui permettent la synthèse des protéines, ce qui est fort différent.
* "des anomalies génétiques sont souvent responsables de maladies".
Certes des anomalies génétiques peuvent être les causes de perturbations qui affectent des organisations de processus biologiques impérieusement nécessaires au maintien et au développement des équilibres de vie, mais ce ne sont pas des causes primordiales.
En outre, ces anomalies sont souvent les impacts (les vestiges) de très anciennes expériences vécues.

- grande ouverture d’esprit, en particulier pour qui concerne la compréhension du déterminisme.
Celui-ci en effet, n’est pas uniquement l’expression de contraintes, il est aussi inhérent à l’actualisation (matérialisation) des potentialités.
Donc, en toute logique, le déterminisme est indissociable de processus intentionnels (et vice-versa) ; les multiples transformations des êtres et leurs comportements, l’attestent de manière patente. 
Considérons par exemple les insectes sociaux et leur déterminisme génétique,
* les fourmis cultivent des champignons, élèvent des pucerons, voire font preuve d'altruisme, bien qu’elles aient une connaissance limitée de leur environnement et d'infimes capacités décisionnelles,
* la reine d'un essaim rend certains ses œufs non repérables afin qu’ils ne soient pas détruits,
* les communautés d'abeilles attestent de comportements sacrificiels ; certaines abeilles se piquent et meurent, pour que d'autres survivent …

Malheureusement, en ce début de troisième millénaire, pour les philosophes et les théologiens les processus intentionnels demeurent l’apanage de l’homme.
Quant aux activités d’ordre transcendant que nécessitent de tels processus, elles sont tout bonnement ignorées.
Et cependant, peut-on taire les myriades de reconnaissances, de choix, d’anticipations, …, de décisions qu’implique la dynamique évolutive du phénomène de la vie ? !

Rejetons donc avec force,
et le monisme qui affecte la compréhension du monde,
et l'espèce de tabou qui frappe l'ordre transcendant.

Déchirons, avec assurance, le voile insidieux tissé et constamment entretenu par des gardiens des temples de la science, de la philosophie et de la théologie, qui masque les causes primordiales des phénomènes,
voile insidieux qui laisse le champ libre aux tenants du matérialisme athée.

La compréhension moderne du monde, du sens de la vie et de la noblesse de l'homme, présuppose de puissantes connaissances avec des logiques qui intègrent l’ordre transcendant.
Rares sont les physiciens et les biologistes qui le reconnaissent.
Quant aux philosophes et aux théologiens ?!


Paul   Moyne



 
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