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Déterminisme, Normalité, Contraintes universelles, Liberté Version imprimable Suggérer par mail
Index de l'article
Déterminisme, Normalité, Contraintes universelles, Liberté
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Les compréhensions du monde qui "meublent" le domaine de l’abstraction jouent, bien évidemment, un rôle majeur dans la conduite des équilibres de vie, tant physiques que psychiques, puisqu’elles servent de références.
Dès lors, ne nous étonnons point que tel psychologue privilégie l'impact négatif des frustrations et des traumatismes subits au cours de l'enfance,
et que tel autre mette en exergue les "appels" au plaisir (à la libido), ou le besoin de "dépasser" par l'action, les situations culpabilisantes.
Ne nous étonnons pas davantage que les neurobiologistes soulignent l'impact sur les comportements, de molécules médicales comme la sérotonine.
Néanmoins demeurons vigilant et critiques face à leurs discours car actuellement, ceux-ci ignorent, taisent, les causes primordiales des phénomènes.
Considérons la sérotonine précédemment citée, et son effet modérateur.
Est-elle active en raison de ses seules propriétés physico-chimiques ?
Ce n’est pas aussi simple.

La sérotonine est notamment mémoire et vecteur d’organisations de processus à effets comportementaux, particulièrement celles qui concernent l'impulsivité ; néanmoins, ses propriétés physico-chimiques permettent la mémorisation et la transmission de telles organisations, ce qui est différent et essentiel !
En d’autres termes et plus généralement, nous devons le répéter sans cesse, les molécules médicalement actives le sont plus en raison des informations et des organisations de processus à effet biologique et de processus à effet comportemental qu'elles permettent de mémoriser et de diffuser, que du fait de leurs propriétés physico-chimiques.

Insistons davantage en évoquant le vaste ensemble d’anormalités singulières et assez communes de nos jours, nous voulons parler des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).
Ces troubles en effet, qui peuvent en effet être traités,
-  soit par des molécules bio actives (chimiothérapie),
- soit en inculquant d’autres compréhensions et références de valeur qui permettent, non seulement une réorganisation du réseau synaptique,
mais également, et cela n’est jamais dit, qui permettent l’élaboration de nouvelles structures virtuelles dans le domaine de l’abstraction (psychothérapie),
ce qui confirme d’ailleurs, le caractère dual des êtres.

La mémorisation du "sens" et sa diffusion apparaissent dès lors, une fois de plus, comme les moyens clé qui ont permis l’apparition du phénomène de la vie et permettent encore son développement.

Quelques TOC relèveraient d'anomalies perturbant la transmission de signaux à effets comportementaux,
anomalies observées au niveau des liaisons synaptiques (nombre de TOC sont désormais reconnus dépendre d'anomalies intéressant l'"organisation" des noyaux sous-corticaux).
Cependant, gardons-nous à nouveau des attendus scientifiques actuels.
Ne lit-on pas à propos de la sérotonine ?, sic :
"Tout se passe comme si les influx nerveux du réseau neuronal qui utilise la sérotonine pour transmettre l'information, étaient ralentis …".
Peut-on croire que le réseau neuronal "utilise" des molécules, en l'occurrence la sérotonine baptisée de surcroît : neuromédiateur ?
Non, un non sans appel ; ce réseau, de par sa seule nature biophysique (son seul ordre physique), n'est aucunement un opérateur doté du pouvoir de juger, de choisir, de décider et d’utiliser.

L'étude des TOC et des phobies montre également que ces anormalités tant physiques que psychiques, relèvent d'"actualisations différentes de mêmes potentialités génétiques" puisqu'ils concernent toutes les ethnies, les hommes comme les femmes, et ce, dans toutes les catégories sociales.
En outre, une même altération bio physique, en particulier chromosomique, observée sur divers individus ne se traduit pas obligatoirement par de mêmes effets (de mêmes maladies) et peut, parfois, être corrigée par des modifications génétiques.
Citons les expériences menées sur la mouche à vinaigre (drosophile) qui montrent que des irrégularités structurelles de son œil dues à certains mutagènes, peuvent être annihilées par le moyen d'autres mutagènes.

Parfois même, certains TOC concernent des situations (des problématiques) totalement virtuelles (qui n’ont pas été vécues) ; citons la peur bleue d'être contaminé par des radiations atomiques ou d’être atteint par des microbes, des virus ou des bactéries pathogènes.

Pour plus d’informations, sachez qu’outre les quelque 6500 phobies actuellement reconnues :
phobies envers les animaux, le sang, l'avion, certains domaines comme les espaces clos...,
plus de trois cent vingt troubles mentaux sont aujourd’hui répertoriés dans un document international intitulé DSM (en français : manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux).

Gardons-nous donc des psychanalystes et des philosophes qui considèrent, à l’instar de Freud, que les phobies et certains troubles mentaux n’expriment qu’un conflit profond, inconscient, entre l'individu et le réel (objets, phénomènes, …).
N’est-il pas courant de lire à propos de ces anormalités ? :
"ce sont les résultats de défenses innées (inconscientes) destinées à protéger le moi.".
Encore faut-il s’interroger sur la vraie nature du "moi" ?!,
sur l’ordre du je (moi, ego, sujet, esprit) sous le couvert duquel l’entité qui nous anime, se reconnaît,
cette entité créatrice qui gère nos équilibres, notamment psychiques, et organise nos défenses immunitaires.

Il s’agit d’une problématique essentielle qui ne peut être ignorée même lorsqu’elle masquée par des formules lapidaires émises par des psychanalystes de renom.
Les exemples abondent :

- "l'inconscient s'interpose là où le je ne l'attends pas".
Or, le non-conscient (l'inconscient) ne s’interpose pas, ce n'est pas un opérateur mais un état de connaissances intériorisées qui est le fruit d’activités transcendantes et d’activités physiques.

- "le sens a pour support le sujet".
Répétons-nous à nouveau,
le sujet (le je, moi, ego esprit) n'est point support du "sens" puisqu'il en juge et en use, puisqu'il le transcende et s'en révèle maître. 

                                                               * 

Pour conclure à propos de la normalité et de l’anormalité :
"ce que l'on nous enseigne est si peu de chose, et pour la plupart si peu croyable, que nous ne pouvons avoir aucune espérance de nous approcher de la vérité qu'en nous éloignant des chemins actuellement suivis". (Paraphrase d’un texte de Descartes - Les passions de l'âme - Article 1).
Nous n'en sommes plus aux temps quand les Grecs imaginaient l'"anhomalos" comme le réceptacle d'anormalités imprévisibles !

A la "normalité" demeure toujours associé un peu de non-normalité ; de ce fait, la normalité n'est pas simplement ce qui est "socialement normal", ni un état idéal de bien être, parfait et définitif.
Quant au couple indissociable "normalité - anormalité", c’est un bipôle de valeur de caractère antonyme,
un parmi les multiples qui, émergeant de l’état de conscience et tel de véritables auras éclairant le quotidien, permettent de prendre en compte les expériences passées afin d’anticiper le devenir.

Ce couple atteste également l’existence :
- et
d’un déterminisme qui affecte toutes les évolutions, celles de la matière inerte comme celles du phénomène de la vie.
Considérons par exemple, le déterminisme génétique ; nous devons en effet reconnaître que tous les comportements, y compris ceux à risques, dépendent, en partie, des organisations de processus à effet biologique et de processus à effet comportemental constamment diffusées dans le corps,
processus qui bien qu’échappant à notre entendement conscient, sont néanmoins à la discrétion d’une entité créatrice unique qui les élabore et les utilise.
- et de degrés  de liberté qui permettent la diversité du monde ; les évolutions des espèces et les comportements des êtres l’attestent à souhait.

En cela le couple "normalité - anormalité" est riche d’enseignements philosophiques et théologiques.
Ainsi,
nous savons désormais que les anormalités (les "non - normalités") ne résultent pas de l'action de quelque esprit maléfique (diable, Satan), sur le seul genre humain.
Nous savons aussi que l’entité créatrice qui de toute éternité doit conduire l’univers, n’est pas omnipotente

D’autres manifestations du déterminisme, sont bien évidemment exprimées de manière singulière, par les contraintes universelles.




 
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