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Pour cela, intéressons-nous tout d'abord, aux forces et aux énergies psychiques.
Certes, des forces et des énergies psychiques, des incitations sont nécessaires aux actes (aux actions) de tout être.
Tout être en effet, même élémentaire, dispose d'un domaine de l'abstraction où notamment s'effectuent des reconnaissances, ..., des jugements, des choix, ..., des recherches de la nouveauté ... ; par exemple, les chiens rêvent et les rapaces ne fondent pas directement sur leurs proies, mais sur des points virtuels situés au croisement de trajectoires anticipées, les leur et celles de leurs futures victimes.
Ces incitations, ces forces et ces énergies psychiques relèvent-elles pour autant de l'Energie universelle ?
Nous ne le pensons pas car nous croyons qu'elles sont d'un ordre autre que celui : physique, de l'énergie universelle.
Il convient donc d'être rigoureux quant à la sémantique utilisée.
Ainsi, la vue d'un crime ne provoque pas l'horreur du crime et la pitié ou la haine envers le criminel ; ces jugements sont corrélatifs d'un tel acte, ce qui est fort différent.
De manière analogue on ne peut pas dire qu'une force morale ou psychique, se transforme en force physique, et réciproquement ; une force morale ou psychique a besoin de structures biologiques pour être actualisée (pour être exprimée), et ipso facto, à besoin des forces physiques qui permettent la dynamique de ces structures, ce qui, là encore, est fort différent.
Dès lors, nous comprenons mieux pourquoi, en particulier :
- des forces psychiques sous le couvert de désirs et de volontés, peuvent conduire à des actes démesurés,
- des émotions trop fortes, des frayeurs entraînent parfois des pathologies comme l'hystérie, l'épilepsie, la catalepsie, ..., la folie incurable, voire, la mort par apoplexie (par AVC).
En outre, les forces psychiques ne sont pas quantifiables comme les forces physiques.
En vérité,
bien que l'on puisse désormais enregistrer des flux électriques spécifiques émis par le cerveau d'un patient, et dépendants de ses volontés,
l'émission de cette énergie électrique dépend aussi d'organisations de processus où sont pris en compte des repères de valeur,
et toute organisation et toute reconnaissance de repères de valeur présuppose évidemment pour pouvoir juger, un état de transcendance qui implique d'être au-delà du banal espace contenant la matière.
D'autre part, parler d'énergie de la pensée comme si cette dernière était un "opérateur" qui agit pour des raisons, des motifs, des buts, ..., ou comme si la pensée était un "réservoir d'énergie", relève d'une dérive majeure de l'entendement.
Nous développons, par le moyen du cerveau, des activités d'ordre transcendant qui permettent des constructions abstraites (mentales) comme les imageries virtuelles du monde, les concepts, les pensées, ..., nuance !
En fait, les activités d'ordre transcendant effectuées par le moyen du cerveau sont très complexes et elles requièrent la présence et l'utilisation de mémoires et de vecteurs du sens.
Certes, ces mémoires sont en priorité les neurones, encore faut-il savoir par quel processus ?
Par bonheur nous pouvons désormais répondre en partie, à cette problématique ; en effet, les neurones sont mémoires du sens parce que des myriades d'ensembles d'ondes électromagnétiques qui interférent en permanence, leur sont associés.
Quant aux vecteurs du sens dans le corps, ce sont évidemment pour les biologistes, les nerfs et les cellules comme celles du sang, mais pour l'esprit en quête des causes primordiales,, ce sont des flux d'ondes électromagnétiques,
ce qui nous conduit d'ailleurs à postuler que des ondes électromagnétiques sont les vecteurs primordiaux du sens.
Pour être simple, le cerveau se comporte comme un émetteur-récepteur, et par exemple, des individus dotés d'une très grande sensibilité, peuvent parfois saisir quelques bribes des pensées, par voie subliminale.
Les créations mentales résident ainsi dans un champ d'informations qui, grand mystère, en raison de son ordre transcendant intéresse,
plus que le corps (le rayonnement de la personnalité humaine n'est-il pas perçu par les animaux ?),
plus que la biomasse,
pour le moins : le proche environnement cosmique.
Cessons donc de croire, comme le font les chercheurs dans leur grande majorité, que l'énergie psychique s'apparente aux énergies physiques ; ne vont-ils pas jusqu'à intégrer dans leurs théories, la notion d'entropie (nous rappelons que cette notion concerne exclusivement les interactions entre les énergies thermique et mécanique).
De plus, l'étude et l'"expression" du psychisme ne peuvent ignorer ce qui est "spirituel", plus précisément ce que présuppose le mot "spirituel".
Nous voulons parler de l'état de transcendance qui caractérise le domaine intemporel de l'abstraction, siège de notre vie spirituelle,
intemporel puisque y cohabitent dans le moment présent sans durée, les expériences passées et les anticipations.
C'est pourquoi nous considérons l'Energie psychique non pas comme une énergie singulière appartenant au monde des énergies physiques, mais comme une énergie potentielle spécifique inhérente à un ordre transcendant,
une énergie qui permet notamment les incessantes créations caractéristiques du phénomène de la vie.
Nous sommes cependant très éloignés des concepts d'énergie vitale précédemment évoquée et d'élan vital prôné par de nombreux philosophes (H. Bergson, ...) et théologiens !
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Mais alors, que pouvons-nous dire des origines, des sources primordiales de ces deux natures d'énergies : physique et transcendante (psychique, spirituelle) ?
Selon nous ces sources sont des "Unitaires" parce qu'elles sont sans dimension et intemporelles ; nous concevons ainsi :
- d'une part, l'Unitaire source primordiale des énergies physiques communément appelé Energie universelle d'où émergent les particules qui forment les atomes et les molécules (la matière) ; il s'agit donc de l'éternel substrat du monde,
- d'autre part, l'Unitaire source mère de l'entité créatrice non omnipotente qui, conduisant l'univers, se singularise en chaque être et se reconnaît en l'homme, sous le couvert du je (moi, ego, sujet, esprit).
Considérons, en premier lieu, l'Energie universelle, cet éternel substrat du monde.
Souvenons-nous :
"Si d'un verbe sonnant et de passage, tu as dit que fussent faits le ciel et la terre, il existait donc déjà, antérieure au ciel et à la terre, une matière créée, dont les vibrations, sujettes au temps, donnaient, au cours du temps, essor à cette voix ...",
"Oui, la matière brute du ciel et de la terre est une chose et le modelé du ciel et de la terre en est une autre. Tu (Dieu) les as faits, la matière absolument de rien et le modelé d'une matière privée de forme ; néanmoins tu les as faits d'un seul coup tous deux, en sorte qu'il y a eu de suite, sans nul interstice dans la durée, matière et forme. " (cf. saint Augustin - Confessions - Livre XI, 6 - Livre XIII, 33),
et plus récemment :
"Quand une perturbation se propage dans un milieu continu, elle a tendance naturelle à s'étaler en s'affaiblissant ...
De plus, si le milieu est vraiment continu, je veux dire, si, envisagé sous un aspect plus microscopique, il ne se résout pas à un agrégat de particules, on peut démontrer que les perturbations auront une tendance naturelle à se transformer en vibrations de plus en plus rapides s'exécutant à des échelles de plus en plus petites. La représentation purement continue des phénomènes naturels nous conduirait donc à prévoir la disparition de toutes individualités, la tendance vers un état homogène où l'énergie évoluerait vers des formes de plus en plus subtiles" (cf. L. De Broglie - Matière et Lumière -1937).
En effet, nous pouvons désormais reconnaître, raisonnablement, le domaine subquantique comme étant toujours identique à lui-même,
et même, comme un domaine sans dimension dont sourdent en permanence les états les plus élémentaires du réel.
Par exemple, les flux cosmiques de type vortex ne pourraient que décroître, voire disparaître, s'ils n'étaient pas engendrés en continu par une source d'énergie à grande échelle vierge de matière.
Nous pouvons argumenter davantage en citant les galaxies à noyaux actifs (AGN : Active Galactic Nucleus), constituées de concentrations extrêmement compactes d'énergies,
concentrations qui ne seraient pas dues à des apports d'énergies provenant de leur environnement mais résulteraient de puissantes sources internes (il s'agit en particulier des noyaux répertoriés BL-Lacertae),
ou encore, le rayonnement gravitationnel.
Bien qu'envisagé dès 1916 par Einstein et ses collaborateurs lors de travaux théoriques sur les champs, ce rayonnement ne fut mis en évidence qu'à partir des années 1960 grâce au fabuleux développement des technologies de recherche, en particulier, grâce aux détecteurs très sophistiqués que sont le cylindre de Weber et les interféromètres laser.
Caractérisé par des fréquences allant de 10-6 à 1000 Hz, le rayonnement gravitationnel (les ondes gravitationnelles) correspond à une diminution de l'énergie interne ; en outre, les plus fortes marées cosmiques gravitationnelles n'expriment pas des forces importantes mais d'énormes transferts d'énergie par des évènements (des activités) quantiques ; c'est notamment le cas lorsque les étoiles sont en phase vibratoire terminale, comme les supernovae qui s'effondrent.
Il n'est donc pas déraisonnable de considérer la réduction de masse de systèmes stellaires sous le couvert d'ondes de gravité (par exemple un trou noir engloutissant des étoiles par le biais d'ondes gravitationnelles),
comme un mode de désactualisation de la matière, en d'autres termes,
comme un retour des énergies matérialisées, à l'état sans dimension d'Energie universelle.
Nous sommes ainsi en présence d'un au-delà du monde, "situé" non pas à l'extérieur de l'incommensurable enveloppe censée circonscrire l'univers, mais au tréfonds des choses et des êtres.
Dès lors, comment ne pas imaginer dans le "recyclage" et l'"émergence", deux mystérieux processus qui, de toute éternité, permettent d'établir le monde dans sa dynamique et sa diversité ?
Bien évidemment, il est impossible de tenter de saisir ces processus au moyen de calculs, ou en introduisant dans des théories des concepts, osons le dire, assez fumeux comme ceux de pression cosmique négative, d'énergie exotique sombre, etc., etc.
D'ailleurs, pour toutes ces raisons nous rejetons la théorie du Big-bang, sachant en outre que l'analyse du rayonnement cosmique fossile qui résulte de la fabrication de certains noyaux atomiques (il s'agit de la nucléosynthèse qui requiert des températures de milliards de degrés), permet uniquement de conclure que dans le cosmos il y eut, il y a d'incommensurables explosions.
A l'appui de cette compréhension, citons aussi les expériences conduites par les chercheurs John C. Mather et George F. Smoot (Nobel de Physique 2006), à l'aide du satellite COBE ; celui-ci a permis de découvrir que le rayonnement cosmique fossile est objet de fluctuations atteignant 1/30 millionième de degré Kelvin à 5 millionièmes près, entre deux points du ciel distants de plusieurs dizaines de degrés (résultats révélés en avril 1992).
En d’autres termes, ces fluctuations montrent que le rayonnement fossile n’est pas uniforme dans toutes les directions, et donc qu’il est anisotrope et provient de plusieurs sourc, invalidant ainsi nombre de théories scientifiques comme la théorie du Big-bang, la théorie des textures de David N.Spergel et la théorie des cordes cosmiques de Jeremiah P.Ostriker.
A vrai dire, quelques scientifiques commencent à subodorer un deuxième Big-bang ; mais alors, pourquoi deux Bangs et pas davantage ?,
d'autant plus que l'univers est éternel puisque son substratum : l'Energie universelle,
cet Unitaire de la matérialité comme nous le surnommons,
dont la "fractalisation" conduit aux différents états du réel,
est lui aussi, éternel car sans dimension et sans temporalité.
Ainsi, dans l'univers de toute éternité, eurent, ont, auront lieu de multiples Bangs.
Il demeure cependant une incontournable interrogation :
pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? (cf. Leibniz).
Naturellement, nous nous garderons de tenter de répondre !
Néanmoins, souvenons-nous de saint Augustin :
"Voici encore ce qu'un autre pourra dire : quand nous lisons, dans le Principe, Dieu a fait le ciel et la terre, ces mots : le ciel et la terre, signifient non pas l'ensemble de toutes les substances invisibles et visibles, achevées déjà et dotées de leurs formes, mais une ébauche encore privée de formes susceptible de prendre forme, mais une matière susceptible d'être créée, et - de fait, elle portait déjà en soi, sans ordre encore et sans nulle distinction de qualité ni de forme, ce que l'on nomme, aujourd'hui qu'ils se trouvent répartis chacun dans son ordre, le ciel et la terre, qui sont l'ensemble, l'un des créatures spirituelles, l'autre des créatures corporelles." (cf. Confessions - Livre XII - 17, 26).
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Pour conclure, essayons de "cerner" l'Unitaire (le Pouvoir unitaire) dont relève l'entité créatrice non omnipotente qui, conduisant l'univers, se singularise en chaque être et se reconnaît en l'homme, sous le couvert du je (moi, ego, sujet, esprit).
La problématique posée par la création et la conduite de l'univers est fort ancienne, nous le savons ; quant aux réponses apportées, elles furent bien évidemment exprimées en fonction des connaissances qui prévalaient en leur temps ; ainsi :
- Platon différenciait nettement le monde sensible perçu par les sens, de celui révélé par ce qui est intelligible à tout humain quelle que soit sa culture, c'est à dire par ce qui est exprimé avec les idées en général, le beau et le bien en particulier.
Pour cet illustre ancêtre, les idées sont les causes de toute chose, et considérer le beau comme cause de la beauté revient à dire que les belles choses imitent l'idée du beau.
- Aristote pensait que la dynamique du monde présuppose une cause efficiente : un moteur, et une raison, un but final : le bien :
"Il y a donc aussi quelque chose qui le meut (le premier ciel qui est source du mouvement dans l'univers) et, puisque ce qui est mû et meut sont associés, il doit y avoir quelque chose qui meut sans être mû ..." (cf. Métaphysique - 1072, a 21).
- Quant à Plotin, il était convaincu que :
"S'il y a quelque chose d'antérieur à l'énergie qui est donnée, ce quelque chose transcende donc cette énergie et par conséquent transcende aussi la vie.",
" Mais de l'Un qui est le Bien, vient pour l'Esprit le Plusieurs. Car la puissance qu'il avait reçue, il n'a pu la retenir : il l'a donc fragmentée et, cette puissance, il l'a faite plusieurs ..."(cf. Traité 38 - 17, 10 - 15, 20).
Evidemment, l'univers n'est pas conduit par des lois et des principes mais par un Pouvoir créateur.
C'est pourquoi,
après avoir étudié et suivi les voies de transcendance empruntées par Platon, Aristote et Plotin,
après avoir constaté que dans l'univers, il y a en permanence prise en compte de repères de valeur, notamment de durées ces intervalles qui ne sont pas de l'espace mais d'ordre transcendant,
par analogie avec l'Energie universelle, cette Entité unitaire de la matérialité,
nous postulons le "réalisme" (l'existence) d'un Unitaire de la spiritualité, c'est-à-dire d'un Pouvoir unitaire de caractère divin, essence et source du pouvoir créateur impliqué dans le monde.
En ce début de troisième millénaire, les connaissances scientifiques et la maturation de pressentiments, de concepts et de logiques, ouvrent donc sur des cheminements intellectuels presque vierges d'investigations philosophiques et théologiques,
des cheminements originaux qui permettent notamment de découvrir qu'en tout homme, en tout être, en tout état du réel, cohabitent potentiel et actualisé, physique et transcendant, temporel et éternel, attestant ainsi que l'univers est en relation permanente avec deux entités sans dimension, c'est à dire en relation avec deux sources mères éternelles.
Quelles sont les relations, plus exactement, les interactions entre ces deux sans forme, ces deux Unitaires, et l'univers ?
Là aussi, nous nous garderons de répondre mais rappellerons néanmoins, que quelques interactions physiques sont accessibles à l'expérimentation ; ce sont celles qui alimentent le discours scientifique,
et que d'autres plus subtiles, exprimées par les êtres évolués, attestent l'existence de liens abstraits et la prise en compte de références labellisées par le concept : "valeurs morales".
Dès lors et sachant qu'il n'y a pas d'abysse structurel entre la matière inerte et la matière animée, nous imaginons volontiers, des similitudes entre les forces physiques et les liens qui permettent l'élaboration et la cohérence des constructions abstraites ( concepts, ..., idées, ...) qui meublent le domaine de l'abstraction et sont plus ou moins en adéquation avec le réel,
des liens dont les logiques sont les expressions singulières.
Nous voici fort éloignés des compréhensions actuelles à propos des pouvoirs, des énergies, des forces, des interactions et des logiques qui permettent la cohérence et la dynamique du monde !
Paul Moyne
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