|
Page 1 sur 5
Sens de la vie
Pourquoi l'homme ?
Peut-on croire que dans un univers à jamais inachevé où il y a sans cesse prise en compte de repères de valeur, notamment temporels,
dans un univers qui évolue en toute cohérence et qui atteste la recherche de toujours plus de complexité,
dans un univers qui émerge d'un indifférencié : l'énergie universelle, et dont de toute éternité, des pans entiers, sont dématérialisés et recyclés dans cette énergie primordiale,
l'homme est apparu par hasard ?
Non.
Dès lors peut-on croire qu'il fut créé, spécifiquement sur terre et pour une période ridiculement courte à l'échelle des temps cosmiques, par un Dieu qui avait besoin d'être momentanément adoré ?
Là aussi, évidemment non.
N'est-ce point alors, en raison d'une impérieuse nécessité : l'omniprésence de l'humain dans l'univers ?
Argumentons.
------------------
Rappelons tout d'abord, combien et comment le formatage du cerveau durant l'éducation peut conduire aisément à la perte du sens critique et expliquer par exemple, en partie il est vrai, pourquoi, en ce début de troisième millénaire, les physiciens recherchent à tout prix, l'unicité des lois, tandis que des théologiens monothéistes voient dans la théorie du Big-bang l'argument majeur "prouvant" la véracité des textes bibliques à propos de la création du monde !
En effet, toute "mémorisation" de perceptions et "élaboration" de concepts, d'idées, ..., induit (sous-tend, présuppose) des liaisons synaptiques spécifiques,
et le rabâchage s'accompagne d'un renforcement auto entretenu de ces liaisons par le biais de processus de phosphorylation.
En conséquence et à l'extrême, des croyances erronées peuvent devenir pour des individus conditionnés, des vérités imprescriptibles.
N'oublions pas également qu'il ne peut y avoir de croyance (de foi) sans raison, plus exactement, qu'il ne peut y avoir de croyances sans activités de pensée raisonnées, et vice-versa.
Vous l'avez noté, nous parlons d'activités de pensée et non pas d'activités de la pensée car la pensée n'est pas un "opérateur", pas plus d'ailleurs que la conscience.
Ainsi, lors de quêtes des causes primordiales, une très grande rigueur sémantique et conceptuelle s'impose !
|