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Relativité et neutrinos
Théorie déposée à l'Académie des Sciences, à Paris, sous pli cacheté n° 17 990
A ceux qui croient que l’on peut comprendre le monde uniquement par le moyen de formulations physico-chimico-mathématiques, et qui s’en remettent au bon vouloir de lois et de principes, voire au hasard.
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H. A. Lorentz (1853 – 1928), probablement le premier, établit quelques équations mathématiques à propos de la perception de phénomènes liés à des "systèmes" de référence se déplaçant à des vitesses différentes ; plus précisément, il s’agissait de relations entre les rayons lumineux (les photons) émis par un "objet" et leurs perceptions et interprétations par un observateur en mouvement par rapport à cet objet ; pour l’essentiel, ces relations se résument à trois formules :
deux équations de transformation :
et
,
et un(le) coefficient de relativité :
, où
t représente les temps (les durées),
v et c caractérisent les vitesses, notamment c (299.792,458 km/s) qui, constante dans le vide, est reconnue comme la plus grande vitesse possible.
ou, lorsque cette expression est développée en série, par : mc² + mv²/2 + m(3/8)(v²/c)² + ...,
(postulat de la relativité restreinte énoncé en1905).
Le troisième terme de la série et ceux qui suivent étant très petits, et pouvant être négligés, il demeurait donc :
- mc² représentant l’énergie intrinsèque d’un corps de masse m, puisque ce terme est constant (indépendant de la vitesse v),
- mv²/2, équation de l’énergie cinétique utilisée en mécanique classique.
H. Poincaré (1854 - 1912), le plus éminent mathématicien de cette époque, pressentait lui-aussi, un relationnel intime entre l’énergie et la matière, néanmoins il n’eut pas l’"audace" d’Einstein.
De nos jours, les équations de la relativité, sans cesse plus ésotériques, sont réservées aux esprits initiés !
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Depuis Einstein, le temps est associé à l’espace par la notion d’espace-temps, comme si l’espace et le temps étaient de même nature (de même ordre), voire comme si l’espace-temps était un opérateur qui régit les comportements cosmiques.
Or le temps est une potentialité universelle qui n’a de réalité qu’après avoir été actualisée sous le couvert de durées, ces intervalles mystérieux qui ne sont pas de l’espace.
- ces équations concernent les comportements de systèmes vectoriels car les supports des valeurs que sont les vitesses, les longueurs et les durées, sont des vecteurs,
ce qui "relativise cette relativité",
- l’énergie est liée à la masse de manière univoque (E = mc²), alors que selon l’interprétation de nombre d’observations cosmiques, il existe dans l’univers, de la matière qui redevient énergie, voire, qui retrouve son état primordial, intemporel et sans dimensions, d’Energie Universelle, ce qui, entre autres, permet de régénérer le monde en permanence,
un fait que nous avons spécifié par la formule réversible : E ↔ mc².
Qu'en est-il alors des neutrinos, ces entités d'énergie matérialisée les moins massifiées observées par l'homme ?
Il est extrêmement difficile de répondre par le biais d’expérimentations car la vitesse des neutrinos ne peut être mesurée que pendant leur passage à travers notre planète, alors que celle des photons est mesurée dans le vide cosmique.
D’autre part, s’il est montré que cette vitesse limite est effectivement supérieure, ne conduira pas à une révolution scientifique comme le laissent entendre les médias, voire, les commentaires de certains physiciens.
l’énergie peut devenir matière et la matière retrouver l’état d’énergie.
De plus, si nos organes sensoriels étaient conçus pour percevoir les neutrinos, nous "entendrions" le monde sous l’éclairage neutrinonique, au lieu de le voir sous l’éclairage photonique !
Par contre, le comportement des neutrinos conduit à s’interroger davantage à propos de la massification de l'énergie universelle ; selon nous, dès qu’il y a formation d’une entité massique, sa vitesse limite dépend de son degré de massification.
Inexorablement aussi, dès qu’il y a formation d’une entité massique, des relationnels, des contraintes, des spécificités, des polarisations, des références de valeur et des réactivités apparaissent et se diversifient en fonction du niveau de complexité de la matière ; citons ainsi :
- les relationnels comme les forces : nucléaire forte, nucléaire faible, électromagnétique, de gravitation,
- les contraintes universelles, notamment celle selon laquelle les électrons associés à un atome doivent avoir, chacun, un état quantique distinct des autres (principe de Pauli ),
- les polarisations, électrique et magnétique, qui permettent l’omniprésence dans le réel, d‘ondes électromagnétiques vecteurs primordiaux du sens,
vecteurs primordiaux car ces ondes sont les seules qui peuvent traverser tous les vides, en particulier le vide quantique,
- les spécificités exprimées par les physiciens, en particulier les couleurs : rouge, bleu et vert, reconnues aux quarks, ces couleurs étant cependant des qualificatifs purement symboliques car les quarks ne peuvent être observés seuls,
- les références de valeur, notamment celles que nous qualifions de grandeurs physiques et que nous quantifions (masse, longueur, …, durées, …, vitesse …) ; à ce propos, pourquoi avons-nous conscience de valeurs morales qui ne sont pas d’ordre physique (de nature physique) ?,
- les réactivités rarement évoquées dans les discours métascientifiques (métaphysiques disait Aristote), qui permettent les complexifications des états du réel et leurs interactions,
complexifications qui ont cependant des limites comme l’attestent les incessants bouleversements cosmiques et le phénomène de la vie.
En outre, ces réactivités, bien connues des scientifiques, en particulier des chimistes, révèlent les états spécifiques de l’énergie : cinétique, thermique, électrique, magnétique, …, qui sont différents de l’état intemporel et sans dimensions qui caractérise l’énergie universelle.
Fait également remarquable, les relationnels, les contraintes, les spécificités, les polarisations, les repères de valeur et les réactivités, inhérents à l’état massique, existent de tout temps car l’univers est éternel.
Il est éternel ne serait-ce que parce que notre véritable vie qui est une vie spirituelle, se déroule dans le domaine intemporel de l’abstraction puisqu’y cohabitent le passé, le moment présent sans durée, et le futur, et s’il y a intemporalité en nous, il y a, ipso facto, intemporalité dans l’univers ; évidemment; les vocables "éternel" (autrement dit : temps infiniment long) et "intemporel" (c'est-à-dire : hors du temps), ne sont conciliables que si nous les considérons comme les deux facettes d’un "état d’être sans chronologies".
Demeure la problématique posée par Leibniz (1646, 1716) :
pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?!
Nous saisissons ainsi, combien l’association du temps à l’espace par Einstein, avec sa notion d’espace-temps, affecte l’interprétation de nos perceptions du monde,
et combien la compréhension du temps conditionne les réponses apportées par les scientifiques, les philosophes et les théologiens, aux interrogations essentielles.
Si par exemple, le temps est reconnu comme une entité qui s’écoule après avoir eu un commencement, nous admettons volontiers que l’on puisse chercher l’origine du monde et exprimer sa dynamique par des théories scientifiques et des équations, au prix de coûteuses recherches.
En revanche, s’il y a de l’intemporalité dans le monde et si le temps est un moyen potentiel universel et éternel qui, après actualisations sous le couvert de durées, permet d’inscrire les évolutions dans des chronologies, comme nous l’avons précédemment affirmé,
non seulement l’interprétation de nombreuses découvertes doit être reconsidérée, mais aussi l’utilité de beaucoup de projets scientifiques, en particulier lorsqu’ils concernent la physique des particules et l’exploration cosmique, doit être réévaluée.
Mais au fait, qui quantifie, qui interprète,… ?, car évidemment le cerveau n’est qu’un moyen biologique qui "permet" de reconnaître, de juger, …, de prendre en compte des repères de valeur, de reconsidérer, de réévaluer,…
N’est-ce point l’entité créatrice qui conduisant l’univers, se reconnaît en nous sous le couvert du je (moi, ego, sujet, esprit) ?
Paul Moyne

